Stross, Charles
Titre :
The Apocalypse Codex
2012, 386 pages
Cycle :
The Laudry files (vol. 4)
L’histoire en bref :
Bob Howard, agent secret de Sa Majesté, a été rattrapé par la bureaucratie de la "Laverie", le service en charge des menaces démonologiques et d’outre-espace : on l’a promu. Le petit informaticien s’est vu envoyé dans une formation inter-agences afin d’apprendre à coopérer avec les autres départements du service public, alors même qu’il ne connais pas encore tous ceux de sa propre organisation…
Pendant qu’il apprend à jouer au bon bureaucrate, en coulisse, d’autres s’agitent : une promotion, à la Laverie, ce n’est pas quelque chose que l’on attribue sans évaluer la capacité de l’individu à prendre en charge des menaces comme le réveil de Cthulu ou la transformation des caméras de surveillance en système de pétrification à distance… Alors Bob va se voir affecter à une mission en compagnie d’agents très spéciaux et plongé dans le monde des méga-églises américaines.
Car on ne sait jamais, un pasteur fou pourrait confondre une créature inter-galactique avec le Christ et travailler à ouvrir un portail vers notre planète afin d’accélérer l’apocalypse…
L’avis d’Eumène :
C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé l’ami Bob Howard, informaticien démonologiste perdu dans les méandres de la bureaucratie et de l’horreur, déjà croisé dans "Le bureau des atrocités" et "Jennifer Morgue". Ici la bureaucratie s’efface toutefois au profit d’un épisode plus centré sur Bob et son évolution personnelle dans le cadre d’une aventure plus classique, si tant est que l’on puisse classer comme "classique" le mélange entre squelettes extra-plannaires, mythologie lovecraftienne, nécromantie et James Bond…
On sent que ce récit, nominé pour le prix Locus 2013, quoique bien construit et se suffisant à lui-même, n’en est pas moins une transition vers une nouvelle phase de l’oeuvre de l’auteur, surtout au vu des dernières lignes.
Bref un très bon roman, mais pas un excellent roman, nuance subtile mais qui coute un point à l’évaluation finale.
Note finale :
8/10
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