Paul Kearney – Corvus

CorvusAuteur :
Paul Kearney

Titre :
Corvus

2010, 498 pages

Cycle :

Les Machts (vol. 2)

L’histoire en bref :

Rictus, le vieux Mercenaire Macht, rentre chez lui après une longue campagne. Voilà longtemps qu’il l’attend, ce repos auprès de sa femme et de ses enfants. Il ne sait pas de quoi l’année prochaine sera faite, s’il ira combattre contre Corvus, le jeune roi descendu du nord. Il pense à la retraite.
Corvus, lui, pense à Rictus. Il connait la légende de celui qui a ramené les 10 000 mercenaires Macht encerclés au coeur de l’Empire asurian. Il connait l’histoire de celui qui a su transformer la défaite en triomphe. Il veut que le porte-fléau, détenteur de l’une des rares armures magiques dispensées aux Macht par les Dieux, soit à ses côtés pour unifier les peuples Macht.
Jeune, innovant, énergique, organisé, troublé par le secret de ses origines, Corvus espère obtenir l’aide de Corvus pour que les cités cèdent sans combats et que, lorsque la force s’avèrera nécessaire, le régiment mercenaire des Têtes de Chiens puisse être le coeur de ses forces.
D’autres, eux, ne laisseront pas Corvus s’engager ainsi auprès de celui qu’ils ne voient que comme un tyran, et ils sont prêts à tout pour convaincre le mercenaire.
Au coeur de l’horreur de la guerre, certaines exactions sont plus personelles que d’autres…

L’avis d’Eumène :

Voilà le deuxième volume d’une série qui doit être distinguée comme une des contributions les plus originales de ces dernières années. Le premier volume "10 000 au coeur de l’Empire" était trop proche du modèle de Xénophon, mais ce volume sait mieux se détacher du modèle antique.
Avec un Corvus qui ressemble plus à Alexandre le Grand qu’à Philippe II de Macédoine, avec des batailles qui sont différentes de celles menées par ces rois et qui ne sont donc pas une nouvelle redite de batailles connues, Kearney parviens à créer un univers qui prend son envol, son autonomie. Et cela est bien.
Par ailleurs il est à noter que l’auteur a su mieux distiller la progression de ses personnages, à la fois leurs évolutions que la révélation de leur passé et de leurs ambitions, surtout en ce qui concerne Corvus.
Si tout n’est pas forcément parfait, l’ensemble est toutefois assez bien équilibré que pour mériter une note bien supérieure à celle attribuée à son prédécesseur. Bref, lecture recommandée !

Note finale :

8/10

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Roger Zelazny – Les cours du Chaos

Les Cours du ChaosAuteur :

Roger Zelazny

Titre :
Les cours du chaos

2012, 224 pages

Cycle :
Le cycle des princes d’Ambre (vol. 5)

L’histoire en bref :
Corwin d’Ambre, prince héritier du trône, vient de retrouver son père que tous croyaient mort. Et il vient de découvrir des choses sur ses origines que jamais il n’aurait pensé possible. Mais la guerre fait encore rage en Ambre et dans les mondes parallèles dérivés de son ombre : les légions du chaos sont omniprésentes tandis que les trahisons au sein même de la famille continuent. Une famille plus large qu’il ne le croyait, une famille plus diverse aussi.

On ne peut vaincre un ennemi inconnu aussi Corwin va-t-il devoir en apprendre plus sur ses adversaires du chaos, un périple périlleux qui va l’entraîner au bord même de l’indescriptible. Il va devoir lutter contre tous ses instincts dans une course contre la montre dont l’enjeux n’est rien de moi que la survie du monde tel que nous le connaissons !

L’avis d’Eumène
Et voilà la conclusion de ce cycle en cinq tomes, un cycle qui nous aura donné de bons romans et un très bon, le quatrième. On va ici mettre un terme à plusieurs fils d’intrigue, et introduire de nouveaux personnages qui viendront ultérieurement prendre la relève pour cinq autres romans.

Une longue progression au travers des mondes, un sentiment d’urgence à chaque page, des paysages nouveaux à chaque instant, et une bataille finale de dimensions épiques : voilà ce qu’offre ce récit, un bon point pour mettre fin à la découverte de ce cycle même si je n’exclu pas de le reprendre ultérieurement : je sais en tout cas qu’avec ce volume je quitterais le monde d’Ambre avec un bon souvenir car "les cours du chaos" est un récit réussi à mon sens, et ne laisse pas le lecteur sur sa faim même s’il ouvre des portes pour le futur.

Bref, bonne lecture !

Note finale :

08/10

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Roger Zelazny – La main d’Oberon

La main d'OberonAuteur :

Roger Zelazny

Titre :
Les neufs princes d’Ambre

2012, 267 pages

Cycle :
Le cycle des princes d’Ambre (vol. 4)

L’histoire en bref :
La Licorne a envoyé Corwin, le nouveau souverain d’Ambre, dans un autre univers. Un univers qu’il n’a jamais parcouru et qui contient une nouvelle marelle, ces labyrinthes dont les membres de la famille de Corwin tirent leur pouvoir. Mais celle-ci semble plus brillante, plus réelle que toutes celles qu’il a vu jusqu’à présent : serait-elle la marelle originelle ? Serait-elle la mère de toutes les autres, celle dont dériverait Ambre même, cette cité que tous croyait au centre des univers ? Accompagné de Ganelon, Corwin va devoir marcher les mondes pour résoudre ce mystère mais aussi pour rechercher Martin, le fils de son frère Random, dont le sang semble jouer un rôle important dans cette histoire… Pendant ce temps, la route sombre continue de s’étendre et de déverser des créatures du chaos sur les mondes qu’elle traverse. Corwin n’a pas de temps à perdre s’il veut sauver Ambre !

L’avis d’Eumène
On reprend les mêmes et l’on continue de les faire plonger dans un univers toujours plus complexe où la famille continue de révéler ses secrets mais où le monde entier dévoile ses mystères, avec une certaine accélération du rythme du récit que l’on sent se précipiter vers un cinquième tome devant exploser en un bouquet final à cette partie du cycle de Zelzany.

Cette accélération fait sans doute de ce volume l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur, de la série : il va à l’essentiel, et sais malgré tout nous restituer la magie des terres d’Ambre que l’auteur à posé dans les précédents titres mais qu’il présente à nouveau ici d’une manière plus limpide, plus claire, plus nette et plus précise.

On n’a donc, en refermant cet ouvrage, qu’une seule envie : lire la suite, et la lire vite. Et ce d’autant plus que la dernière phrase du roman est venue nous stupéfier, rebattant les cartes d’une manière radicale et promettant de grandes choses pour la fin. Ce retournement final est d’ailleurs un des plus beau "cliff hanger" qu’il m’ait été donné de voir depuis longtemps !

Note finale :

08/10

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Roger Zelazny – Le signe de la licorne

Le Signe de la LicorneAuteur :

Roger Zelazny

Titre :
Le signe de la licorne

2012, 296 pages

Cycle :
Le cycle des princes d’Ambre (vol. 3)

L’histoire en bref :
Nous continuons à suivre Corwin dans sa quête pour le trône, un trône dont il ne veut plus vraiment mais qu’il se doit d’assumer malgré le fait que cela ne puisse attirer que le ressentiment ou même la mort. Et il vient justement d’y échapper, à la mort, son talent à l’escrime lui donnant l’occasion d’occire l’assassin envoyé aux trousses de sa famille. Se lançant en quête de ceux qui cherchent ainsi sa ruine et celle d’Ambre, il va repartir au travers des mondes et aller de découverte en découverte jusqu’à celle qui bouleversera toutes ses certitudes.

Aidé de son fidèle Ganelon et de son frère Random, il va essayer de lever le voile de mystères et de secrets, de complots et d’intrigues, qu’il sent tissé autour de lui, affrontant au passage maints dangers mais rencontrant également des alliés dont la licorne n’est pas la moindre…

L’avis d’Eumène

Une série qui se poursuit tranquillement, sans révolution ni élément spectaculaire, on sent par ailleurs que ce volume se veut une transition entre deux périodes dans le cycle, ce n’est pas mauvais mais cela n’est pas réellement emballant. Cela ne doit cependant pas empêcher de lire, et ce d’autant plus que la suite semble s’avérer relancée par de nouveaux fils d’intrigue qui semblent promettre du plaisir aux lecteurs.

Note finale :

07/10

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Roger Zelazny – Les fusils d’Avalon

Auteur :

Roger Zelazny

Titre :
Les fusils d’Avalon

2010, 327 pages

Cycle :
Le cycle des princes d’Ambre (vol. 2)

L’histoire en bref :
Corwin, le prince rebelle, s’est échappé de son donjon avec l’aide du nain fou Dworkin. Après avoir récupéré des forces il s’est à nouveau engagé sur les chemins devant le conduire à la vengeance. Car il sait être le seul détenteur d’un secret qui pourra à jamais changer l’avenir d’Ambre, un secret qui lui permettra de renverser son frère détesté, Eric.

Mais il découvre bien vite qu’il a laissé derrière lui une situation bien plus mauvaise qu’il ne le pensait. Enfermé dans sa prison, il a jeté une terrible malédiction sur Ombre et déchainé un ennemi terrifiant que rien ne semble pouvoir arrêter. Sa quête devra donc également viser à résorber se mal si il souhaite régner sur autre chose que des ruines.

L’avis d’Eumène
La suite de cette série, elle reprend les points positifs du premier volume et continue à nous entraîner dans cet univers riche et protéiforme en conservant l’approche à la première personne du singulier et en ajoutant de nouvelles couches de complexité au récit. Le livre se lit par ailleurs toujours aussi vite, le temps de nous entraîner dans son univers et de nous donner l’envie d’y retourner une fois la dernière page tournée… Et ce d’autant plus que l’intrigue progresse aussi avec nombre de nouveaux éléments qui viennent enrichir les possibilités pour le futur de ce récit.

Note finale :

08/10

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Roger Zelazny – Les neufs princes d’Ambre

Auteur :

Roger Zelazny

Titre :
Les neufs princes d’Ambre

2010, 251 pages

Cycle :
Le cycle des princes d’Ambre (vol. 1)

L’histoire en bref :
Un amnésique se réveille dans un hôpital psychiatrique et s’en évade immédiatement, à la recherche de ceux qui l’ont fait interner. Doté de compétences martiales extraordinaires, il gagne New-York et arrache par ruse la vérité sur ses origines. Non, ceci n’est pas le début de la trilogie Bourne mais celle du cycle des Princes d’Ambre, car notre inconnu est un de ces extraordinaires individus capables de marcher entre les mondes pour se déplacer entre des réalités qui ne sont en fait que les pâles reflets déformés d’un monde originel.

Mais Corwin, car c’est là son nom, n’est qu’un parmi neuf princes et princesses qui tous convoitent la couronne qui leur permettra de régner en maître sur la véritable Ambre, leur héritage commun. Mais est-il en état de disputer le trône à son frère Eric ?

L’avis d’Eumène
Une série de Fantasy dont j’avais entendu parler depuis longtemps mais que je n’avais jamais pris le temps de découvrir, jusqu’à ce que l’opportunité d’acquérir à bon prix le coffret complet des cinq volumes me soit offerte.

C’est une série ancienne, remontant aux années 70, et cela se ressent un peu dans le style d’écriture lorsque l’on songe à des ouvrages de fantasy plus moderne. Cependant c’est de fort bonne facture, très aisé à lire, et bourré d’idées qui seront reprises ultérieurement et d’autres que plus personne n’a osé utiliser.

Cela se lit vite, très vite (au point que mon père, qui pourtant ne lit guère, finira un volume de la série sur le temps d’une après-midi passée à attendre un livreur de radiateurs), mais cela ne laisse pas sur sa faim.

Note finale :

08/10

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David K. Nouvel (ed.) et all. – Fragments d’une Fantasy antique

Auteur :

David. K. Nouvel (editeur)

Titre :

Fragments d’une Fantasy antique

2012, 237 pages

Cycle :

/

L’histoire en bref :

Un recueil de huit nouvelles :

 

Fabien Clavel : Sur un fragment perdu du Satyricon

Une découverte archéologique révèle un fragment d’un texte fameux de l’Antiquité et nous présente les aventures d’un jeune homme poursuivi par la malédiction de Priape. Mais rien ne saurais triompher de la lubricité !

Jeanne-A Debats : Le miroir d’Electre

Tomber amoureux du gardien de la comptabilité du destin, cela vous déstabilise une jeune fille déjà pas très organisée dans sa tête. Mais quand en plus sa famille rejoue le script des Atrides…

Romain Aspe : Le Labyrinthe

Est-on bien sur de mesurer le génie de Dédale ? Et les motivations d’Icare, était-ce bien simplement de l’orgueil ? Que cache réellement le secret du labyrinthe ? Au pied de l’Olympe, les mortels s’agitent autour de questions bien compliquées…

Rachel Tanner : Le Sphinx

On connait tous la fameuse énigme. Mais on sait aussi que la banque ne perd jamais…

Lionel Davoust : Faisabilité et intérêt zootechniques de la métamorphose de masse

Les plus grands projets de recherche nécessitent parfois un temps incommensurable, mais les expérimentations scientifiques d’hier et d’aujourd’hui donnent toujours naissance au même résultat : un long rapport circonstancié aux multiples références, au jargon dense et parfois bien plaisant !

Nicolas Delong : Les Dieux veulent, les Dieux prennent

De tout temps les hommes ont, pour toutes sortes de raisons, cherché à affronter les dieux. C’est ici le récit de l’un de ces combats qu’il nous est donné de découvrir, dans une ambiance digne d’une peinture de Goya.

Sylvie Miller et Philippe Ward : Voir Pompéi et mourir 

Prenez un détective à la Nestor Burma, ajoutez y un décors pompéien, des dieux bien classiques et une enquête à la croisée des cultures : c’est ce que vous obtiendrez avec cette nouvelle

Nathalie Dau : A couteau

Les statues de Marsyas écorché ornent tous les grands musées, mais savez vous d’où viens ce récit ?

L’avis d’Eumène :

Vous vous souvenez peut-être que j’avais participé à un challenge antiquité et SFFF, prologue à un colloque consacré à ce thème auquel j’assistais il y a quelques mois. A cette occasion je fis l’acquisition d’un recueil de nouvelles écrites pour le colloque par plusieurs auteurs français et vendu en avant première. Désormais en vente, je publie ce billet gardé au chaud depuis plusieurs mois déjà afin de vous encourager à en faire l’acquisition. Si toutes les nouvelles ne relèvent pas forcément du champ de la SFFF, elles ont toutes un lien bien visible avec l’Antiquité, une première bonne raison de les découvrir. Mais en plus la plupart sont fort plaisantes à lire, et ce sentiment est encore renforcé par le choix d’un papier plus épais que de coutume et d’une encre brune qui change du traditionnel noir d’impression.

Certes le prix de l’ensemble est un peu élevé, mais au moins on ne regrettera rien, au contraire, car le plaisir est bel et bien présent.

Note finale :

9/10

Challenge

Challenge antiquité et SFFF

Steven Erikson – The First Collected Tales of Bauchelain and Korbal Broach

Auteur :

Steven Erikson

Titre :

The First Collected Tales of Bauchelain and Korbal Broach

2010, 313 pages

Cycle :

Univers malazéen

L’histoire en bref :

Trois nouvelles se suivent et nous permettent de faire connaissance avec Emancipor Reese, serviteur des futurs défunts, et deux nécromanciens, Beauchelain et Korbal Broach :

 

Blood Follows : Perdre son job, cela arrive au meilleurs. Mais le perdre suite au décès de chacun de ses employeurs, c’est moins fréquent ! C’est pourtant l’histoire de la vie du pauvre Emancipor Reese, serviteur dans la pitoyable ville de Lamentable Moll ou son épouse chérie (surtout de loin), ses deux enfants et lui essayent de survivre au jour le jour depuis que la fâcheuse tendance de Emancipor à faire couler les navires à bord desquels il embarque lui a fermé les métiers de la mer…

Alors que la ville s’effraye d’une vague de crimes monstrueux, Reese va lui trouver un nouvel emploi qui promet voyages et salaire élevé : la voie du salut ?

The Lees of Laughter’s End : Contraints d’anticiper leur départ de Lamentable Moll, Beauchelain, Korbal Broach et leur serviteur ont embarqué à bord d’un rafiot réparé à la hâte par des artisans locaux n’ayant pas hésité à se servir de clous issus de cimetières pour leurs réparations… Les manifestations de phénomènes liés à d’étranges créatures ne vont pas tarder à épicer la croisière…

The Healthy Dead : Trop de santé tue la santé, du moins est-ce là la pensée de Beauchelain et Korbal Broach. Approchant d’une cité où la vertu et la bonne santé sont érigés au rang de loi, les deux nécromanciens ne peuvent s’empêcher de venir mettre un peu de corruption dans cet univers trop aseptisé…

L’avis d’Eumène :

C’est dans le troisième volume (Memories of Ice) du grand cycle de Erikson que l’on avait rencontré Bauchelain et Korbal Broach, deux sombres personnages toujours au coeur des évènements les plus noirs, là où l’ombre de la mort se fait la plus présente… Mais l’on en savait finalement assez peu de ces personnages fidèlement accompagnés par le pauvre Emancipator Reese, leur serviteur maudit…

Les trois nouvelles rassemblées dans ce récit sont donc un intéressant point de vue sur ces personnages qui traversent l’histoire principale en y imposant leur propre marque, des personnages que l’on retrouvera aussi dans les romans de Esslemont.

Mais ces nouvelles sont en outre bourrées d’humour, et leur taille les rends bien plus digestes que les romans, pavés de plus de mille pages qui peuvent décourager certains lecteurs…  A recommander donc pour découvrir un des plus grands auteurs de Fantasy du moment ou prolonger l’expérience de son univers aussi riche qu’intéressant !

Note finale :

9/10

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Fractale framboise

Ian C. Esslemont – Orb Scepter Throne

Auteur :

Ian C. Esslemont

Titre :

Orb Scepter Throne

2012, 605 pages

Cycle :

Malazan Empire (vol. 4)

L’histoire en bref :

Darujhistan, la plus riche des cités du continent de Genabakis se remet à peine des évènements récents qui ont vu la mort du Fils des Ténèbres, Anomander Rake, vaincu par la première lame de l’Empire Malazéen, Dassem Ultor, aussi connu sous le nom de Dessembrae, seigneur des larmes. Dans la ville ils sont nombreux à s’agiter pour veiller à la sécurité future du joyaux du continent, prêts à tout pour atteindre cet objectif. Lorsqu’un lettré découvre une tombe mystérieuse protégée par une puissante magie, certains décide que la puissance qui y est endormie peut devenir la garante de l’avenir de la cité…

Pendant ce temps, loin de là, dans le sud du continent, nombreux sont ceux qui cherchent à faire fortune dans les vestiges de la cité volante des enfants des Ténèbres, l’ancienne capitale mobile d’Anomander Rake, réputée pour la richesse de sa décoration. Antsy, sapeur de la mythique unité des Bridgeburners (brûleurs de ponts), est lui aussi attiré par la masse de pierre qui s’est abattue dans la mer et n’est désormais plus accessible qu’en bateaux. Mais ses motifs ne sont peut-être pas ceux que l’on crois, et ses compagnons de voyage sont au moins aussi exceptionnel que lui…

Au même moment, dans un entre-monde qui semble irréel, Léoman et Kiska poursuivent la quête qui leur a été assignée par la reine des Rêves : retrouver l’archi-mage Tayshrenn…

L’avis d’Eumène :

Je n’ai pas encore parlé en ces lieux de l’univers Malazéen, un univers de fantasy sombre et remarquable issu des soirées de jeux de rôle de deux amis, Steven Erickson et Ian C. Esslemont.

Erickson fut le premier à publier des romans tirés de ces aventures ludiques, entamant ainsi une série de quelques douze volumes (à l’heure actuelle du moins) dans lesquels nous suivons divers personnages humains, divins ou simplement fantastiques au travers d’un titanesque conflit aux proportions cosmiques, où les dieux autant que les mortels font basculer le destin d’empires et de peuples entiers.

Esslemont a suivi son compagnon de jeux quelques années plus tard et le présent volume est le quatrième qu’il ait publié. De tous il est sans doute l’un de ceux qui ont le plus de connexions avec la série initiale de Erickson, en particulier les trois premiers tomes, apportant de nombreux détails complémentaires à sa trame tout en poursuivant le récit initié par Esslemont lui même. Ce volume est sans doute le meilleur de l’auteur jusqu’à présent, un bon équilibre de nouveautés, de compléments au canon de la série, de nombreux rebondissements, de personnages intéressants et d’un scénario au final riche et complexe. Bref un vrai plaisir !

Note finale :

9/10

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N.B.

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Pierre Pevel – Les lames du Cardinal – Trilogie intégrale

Auteur :

Pierre Pevel

Titre :

Les lames du Cardinal – Trilogie intégrale

(Les lames du Cardinal – L’Alchimiste des Ombres – Le Dragon des Arcanes)

Cycle :

Les lames du Cardinal

L’histoire en bref :

Conduits par le capitaine La Fargue, ils sont un groupe exceptionnel qui n’a qu’un seul objectif : servir la France. Pour se faire ils se sont mis au service de son premier serviteur, Armand Jean du Plessis, cardinal de Richelieu : ils sont devenus ses lames. Mais depuis une certaine trahison lors du siège de La Rochelle, ils ne sont plus que l’ombre d’eux-même. Séparés, partis suivre leurs voies en toute indépendance, ils ne se voient plus et ne se parlent plus, jusqu’à ce que le devoir les réunisse une nouvelle fois.

Car le Cardinal a besoin d’eux pour un service très spécial, une de ces missions où l’on risque de croiser des Dragons ou leurs agents de la Griffe Noire, une mission où l’esprit aura autant sa place que l’habileté aux armes. Plus braves que d’Artagnan, plus forts que Portos, plus rusés qu’Aramis, plus nobles qu’Athos, voici La Fargue et ses compagnons.

L’avis d’Eumène :

J’avoue que j’étais dubitatif au moment d’entamer ma lecture. Si j’avais apprécié l’autre trilogie de l’auteur, je n’étais pas certain de sa capacité à porter "dans le monde réel" un univers de fantasy. Et si ces craintes se sont révélées partiellement fondées, il ne reste pas moins que ce fut une excellente lecture.

En fait mon problème vient sans doute du fait que j’avais vu ce récit classé comme uchronie, alors qu’à vrai dire cela ne doit être à mon sens vu que comme une fantaisie de fantasy, plus proche du récent film "The three musqueteers" avec ses dirigeables et ses mousquetoninja que de la série de romans "1632" d’Eric Flint.

En effet l’idée même que la société humaine aurait donné naissance à la situation géopolitique décrite dans un monde où les dragons et leurs agents pratiques maints actes criminels n’est tout simplement pas plausible, et ce fait m’a poursuivi tout au long de ma lecture.

Mais si l’on fait abstraction de ce fait, on se retrouve dans un récit bien construit, même si l’on pourra lui faire les mêmes reproches que pour la trilogie de Wielstadt : j’écrivais en effet que

… le lecteur plus adulte préferera sans doute la lecture d’un roman comme le somptueux “Gagner la Guerre” de Jaworski.
On pourrait regretter que la lecture en suivi des trois texte mette trop en lumière certaines reprises, rendent lourdes par la répétition certaines expressions, mais il serait injuste d’en tenir rigueur à l’auteur.
Après tout ces trois ouvrages ont été publiés avec un certain délais entre eux qui fait que ces éléments étaient si pas nécessaires, du moins pertinents.

Mais on notera tout de même que cette trilogie ci est beaucoup sombre que la première et que les remarques sur la préférence d’un lectorat plus jeune sont ici bien moins pertinentes.

Bref une bonne lecture que l’on saura recommander à tous !

Note finale :

8/10

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