John Scalzi – Les Brigades Fantômes

Les Brigades fantômesAuteur :

John Scalzi

Titre :

Les Brigades Fantomes

Cycle :

Le vieil homme et la guerre

2008, 407 pages

L’histoire en bref :

Jared. Création génétique destinée aux forces spéciales de l’humanité, les Brigades Fantômes. Parle à l’âge de 60 secondes, marches à 120, entame son premier voyage spatial à peine une heure plus tard. Jared, surveillé, Jared en qui personne n’a confiance, un individu ayant deux mémoires, deux personnalités à l’intérieur de son corps synthétique.
Pourquoi ? Parce que la seconde identité de Jared est celle d’un homme plannifiant la fin de l’humanité. Jared, expérimentation pour retrouver les mémoires d’un traître. Un homme que les Brigades Fantômes doivent éliminer.
Un double que Jared aidera à éliminer. Mais est-ce vraiment un double ? Est-il le traître, ou est-il une entité autonome ?
Voyageant dans la galaxie, rencontrant diverses unités des forces spéciales, Jared va devoir trouver sa place et se faire accepter, c’est pour lui une question de survie. Et la survie, face aux fusils lasers et autres armes des ennemis de l’humanité, est une tâche difficile…

L’avis d’Eumène :

On retrouve l’univers du roman "Le vieil homme et la guerre", repris avec aisance par Scalzi. On y croise certe quelques personnages connus, mais la plupart sont nouveaux, tout comme la menace à laquelle est confrontée l’humanité suite à la trahison de l’un des siens.
Un récit intéressant, mais sans grandes surprises ni grande tension, un honnête roman de S-F qui ne se focalise pas tant sur les majestueuses évolutions des vaisseaux spatiaux, préférant resté près des hommes et de leurs faiblesses.
Mais le scénario manque de punch, les personnages n’accrochent pas vraiment l’attention du lecteur, c’est un de ces romans qui coulent comme de l’eau sans rester dans la mémoire. Pas mauvais donc, mais pas exceptionnel !

Note finale :

7/10

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Brian Herbert et Kevin J. Anderson – Hellhole Awakening

Hellhole Awakening
Auteur :

Brian Herbert et Kevin J. Anderson

Titre :
Hellhole Awakening
2013, 502 pages

Cycle :

Hellhole (vol. 2)

L’histoire en bref :
Sur Hellhole, la planète ravagée par un lointain impact d’astéroïde, la rébellion du général Adolphus se renforce de jour en jour, entre génie humain et accroissement du nombre de convertis Xayan, mi-humains et mi-extra-terrestres. Mais leurs ennemis ne sont pas en reste et le Diadème de la Constellation terrienne s’apprête à frapper la rébellion de manière décisive.

Sur les autres planètes révoltées, chacun se prépare également à contribuer à l’effort de guerre, selon ses moyens : certains construisent ou réparent des vaisseaux spatiaux, d’autres extraient des ressources précieuses du sol de leur planète. Cependant tout cela se fait dans l’ignorance que d’autres forces sont tapies dans l’ombre, des forces qui jouent avec les forces de l’univers d’une manière qu’aucun humain ne peut espérer comprendre. De mystérieuses spores sont déversées sur Hellhole, des animaux disparus y font soudainement apparition, et des astéroïdes changent brusquement de trajectoire en dépit de toutes les lois de la physique.

Les forces de la Constellation parviendront-elles à échapper aux pièges d’Adolphus ? Et Adolphus parviendra-t-il à saisir l’ampleur de la situation dans laquelle il se trouve ?

L’avis d’Eumène :
Honnête roman, classique du genre et de la plume des deux auteurs, certains aspects rappellent la Saga des Sept Soleils, d’autre Dune, mais avec toutefois suffisamment d’innovations que pour ne pas être un simple mélange. Ceci étant, ne nous leurrons pas : ce n’est pas de la grande science-fiction, loin de là ! Cela ne pésente aucune innovation majeure que je puisse identifier et le style est loin d’en être riche, on ne parviens pas non plus à réellement s’attacher aux personnages ou à ressentir tout le pathos de certaines situations (songeons simplement à la flotte perdue entre les étoiles dont on n’arrive pas à partager la souffrance ou les choix déchirants).

Bref une lecture en rien exceptionnelle mais qui remplit son contrat, tout simplement.

Note finale :

07/10

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/

Robert A. Heinlein – Etoiles, garde à vous !

Etoiles, garde à vous ! (Starship Troopers)Auteur :
Robert A. Heinlein

Titre :
Etoiles, garde à vous !
2010, 315 pages

Cycle :

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L’histoire en bref :
S’engager dans l’armée, c’est faire le choix de devenir un jour un citoyen à part entière de la fédération humaine, cette structure militariste mondiale née des décombres de la guerre atomique du XXème siècle. S’engager dans l’armée, c’est aussi faire le choix de découvrir une discipline stricte, mais pour la plupart une telle période de service est limitée à quelques années. Pour Juan Rico, engagé volontaire dans l’Infanterie Spatiale, ce sera même un engagement dans l’unité la plus sévère, la plus rigoureuse dans ses entraînements, la plus dangereuse de toutes.

Mais ce n’est que pour une poignées d’années… Ou pour la guerre ! Car, alors que Rico achève son entrainement, il apprend la nouvelle : les arachnides ont attaqué. Toute l’horreur de l’entrainement n’est plus qu’un jeu comparé aux difficultés du combat contre un ennemi inconnu et particulièrement létal…

L’avis d’Eumène :
Le film "Starship Trooper" de Paul Verhoeven (1997) nous a donné une vision tronquée de ce roman en se concentrant sur ce qui n’est au final que la fin du récit et en changeant radicalement le message. Car le texte d’Heinlein (datant de 1959) est un texte prônant valeurs, patriotisme, rigueur et une vision globalement militariste du monde alors que les premiers soldats US périssaient au Vietnam alors que le film de Verhoeven se veut une critique anti-guerre.

Lire l’original c’est donc faire abstraction du film sauf éventuellement pour ce qui est de l’esthétique visuelle, et se concentrer sur le contenu : un jeune homme va passer un long moment de mue pour devenir un homme, divers rites de passages s’échelonnant les uns après les autres pour au final donner naissance au lieutenant Rico, officier après avoir été simple soldat, commandant aux hommes là où il ne savait auparavant pas se diriger lui-même. On suivra le choix de l’engagement, facile car basé sur l’ignorance de la réalité, puis l’entrainement, dur et cruel, avec des phases de démotivation et d’autres de colère. On suivra ensuite les premières missions contre une première race extra-terrestre, puis le début de la guerre contre les arachnides, la promotion au rang d’officier, la formation spécifique, la transformation du regard de Rico sur son environnement, puis son retour au combat. Diverses étapes qui, chacune, le transforme en profondeur. Le fait que son père finira sous ses ordres est aussi une manière de symboliser cette évolution, de marquer visuellement que les vrais hommes naissent dans la sueur, le sang et les larmes et qu’un civil, même riche et puissant, n’est pas un vrai homme.

Un texte militant donc, mais de très grande qualité formelle. Un texte qui prône une vision bien particulière du civisme et de l’engagement personnel pour le bien commun, un texte peu en phase avec notre ère de libertés individuelles et de permissivité, mais pour cette raison même un texte à lire pour remettre en question nos croyances, nos habitudes de pensée, et au final, peut-être,  ressortir un homme neuf :)

Note finale :

10/10

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Daniel Keyes – Des fleurs pour Algernon

Auteur :

Daniel Keyes

Titre :

Des fleurs pour Algernon (édition augmentée)

1966, 543 pages

Cycle :

/

L’histoire en bref :

Charlie est bête, ou plutôt il est mentalement déficient. Arriéré, mais pas mongolien. Il peut même effectuer des tâches de base dans la boulangerie du père de son ami, mais rien de compliqué. Malgré les cours il a du mal à lire, et du mal à écrire. Il voit tout à travers un brouillard qui déforme la réalité des faits. Puis arrivent des scientifiques qui se proposent de lui permettre d’apprendre. Apprendre, c’est là ce que veut Charlie, c’est ce que Melle Alice l’aide à faire. Alors si les scientifiques peuvent l’aider en échange d’un service, il va faire tout ce qu’il pourra pour leur rendre service.

Et les scientifiques vont réussir, au delà de toutes leurs espérances. La vie et le regard de Charlie sont désormais incroyablement différents. Là où il était plus bête que la souris de laboratoire Algernon, il devient plus brillant que tous les professeurs d’université réunis. Là où il était victime des moqueries et de la bêtise des hommes, il devient victime de leur haine et de leur jalousie. Jusqu’à ce qu’il découvre que les facultés d’Algernon déclinent progressivement, jusqu’à ce qu’il se mette à craindre que ses propres facultés ne suivent le même train. Alors là Charlie, pour la première fois, va comprendre ce qu’est vraiment la peur…

L’avis d’Eumène :

Un roman remarquable, un des plus poignants que j’aie lu depuis très longtemps. Et pas seulement parce que la thématique me touche de près à titre personnel. Simplement, ce récit est très bien construit, et aborde une foule de thématiques d’une façon sensible qui n’aurait sans doute pas été possible après mai 68, où on aurait mit plus de cul et moins d’intelligence dans l’intrigue. Une véritable grande oeuvre littéraire comme beaucoup ne s’attendent pas à en trouver dans les littératures de SFFF, et aussi une ode à la tolérance que chacun devrait lire afin de se questionner au plus profond  de lui-même.

Note finale :

10/10

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Kevin J. Anderson – The Ashes of Worlds

Auteur :
Kevin J. Anderson

Titre :
The Ashes of worlds

2008, 684 pages

Cycle :

The Saga of Seven Suns (vol. 7)

L’histoire en bref :

Déchirée par une guerre civile entre d’une part une planète Terre dominée par un chancellier de plus en plus irrationnel et tyranique, et d’autre part une confédération spatiale dirigée par le Roi Peter, faisant face aux Faeros et aux insectes Klikiss, l’humanité est dans une très mauvaise passe.

Mais ce n’est rien face aux dangers qui menacent l’Empire Ildiran, dont le Mage-Empereur est détenu par le chancelier Wanceslas au moment même où sa planète principale est attaquée par les Faeros conduits par son frère devenu fou, Rusah. Et là où les humains, même isolés, sont capables d’affronter l’adversité, l’Empire ne peut que difficiellement supporter la perte de son souverain dont les pouvoirs psychiques unissent tous les membres de sa race.

Chez les Klikiss c’est une lutte plus sournoise qui se joue entre d’une part l’esprit animal des insectoides et d’autre part l’esprit humain d’un survivant qui n’a pas voulu abandonner son individualité au moment de son absorbtion par le Breedex.

C’est dans ce contexte que tous les acteurs de cette saga vont devoir prendre une dernière fois position afin d’assurer la survie même de leurs espèces respectives, devant se remettre en question et se découvrir des ressources insoupçonnées…

L’avis d’Eumène :

Je pourrais reprendre mot à mot l’avis que j’avais publié pour Metal Swarm, le sixième volume de cette série. En effet peu de choses ont changé entre ces deux volumes, cet ultime roman venant en fait conclure l’ensemble en rassemblant tous les fils du récit et en y ajoutant un happy end général détaillé sous forme d’une série de vignettes finales. Mais que d’efforts pour en arriver là… Cette Saga des Sept Soleils se devait de s’acheve par un fameux feu d’artifice, ce qui fut fait par le biais d’une série de combats spatiaux. Malheureusement ces derniers manquent au final d’énergie, n’arrivent pas à provoquer la surprise ou l’émerveillement… Un fin terne donc, à l’instar finallement d’une bonne partie de cette saga.

Note finale :

07/10

 

Kevin J. Anderson – Metal Swarm

Auteur :
Kevin J. Anderson

Titre :
Metal Swarm

2007, 684 pages

Cycle :

The Saga of Seven Suns

L’histoire en bref :

L’univers essaye de retrouver la paix après la terrible guerre contre les Hydrogues, ces créatures élémentales issues des profondeurs des géantes gazeuses. L’Empire Ildirien a subit de lourdes pertes et est tiraillé par de vifs chamboulements intérieurs imposés par son nouveau maître, lequel a décidé d’adopter une politique de franchise et de repentir pour les mauvaises actions de ses prédécesseurs. L’Empire terrien, lui, se dissout au profit d’une nouvelle fédération, mais le Chancelier Wenceslas n’a pas encore abandonné l’idée de regrouper une nouvelle fois toute l’humanité sous son contrôle.

Une humanité qui comprend aussi des populations de colons confrontées au retour de la race insectoïde des Klikiss, que tous croyaient disparus, et de sa lutte contre les robots qu’elle avait engendré.

Au coeur de ces temps troublés, plusieurs individus semblent découvrir une nouvelle réalité surprenante, une preuve de l’unité du tout avec tout… Mais n’est-il pas dangereux d’ouvrir ainsi des portes vers le coeur des civilisations ?

L’avis d’Eumène :

J’ai repris après une longue période la lecture de cette série, dont il me reste encore un volume à découvrir. L’intrigue est parfois tirées un peu trop en longueur, mais l’auteur a su y apporter de nouveaux rebondissements. Cependant on voit bien la direction dans laquelle il veut nous emmener, son écriture n’étant pas toujours des plus subtiles… Un Space Opera digne de la catégorie, mais sans éléments vraiments exceptionnels qui le tirerait du lot des oeuvres moyennes que l’on lit et puis oublie…

Note finale :

07/10


Brian Herbert et Kevin J. Anderson – Sisterhood of Dune

Auteur :
Brian Herbert et Kevin J. Anderson

Titre :
Sisterhood of Dune
2012, 494 pages

Cycle :

The Schools of Dune (vol. 1)

L’histoire en bref :
Les machines pensantes ont été vaincues il y a près d’un siècle, mais la lutte n’est pas finie aux yeux des anti-technologistes conduits par Manford Torondo. D’autres, ayant vu leur vie transformée par la chimie de la planète Rossak, par la puissance de l’épice ou par les technologies des Cymeks ou des machines, cherchent un sens à leur vie quatre-vingt ans après la disparition du monde qui les a vu grandir.

Partout dans l’Empire des écoles de pensées aux ambitions bien différentes sont apparues, entre les membres de la Sororité, ces femmes qui pensent que réveiller leur mémoire génétique est la voie du progrès, les Mentats, ces humains entraînés à penser comme des machines par le favori du robot indépendant Erasmus, les médecins Suks, les mystérieux Navigateurs de Venport Industries ou les étranges généticiens Tlulax.

Avec un empereur faible aux commandes de l’Empire et des aspirations aussi variées, le terrain est prêt pour une violente conflagration.

L’avis d’Eumène :

Retrouver l’univers de Dune, voila un plaisir que je ne pensais pas avoir. Hybride entre le monde décrit dans le cycle du Jihad Butlérien et le monde bien plus tardif de la trilogie initiale, ce premier volume d’un nouveau lot de trois est par bien des aspects un enfant bâtard qui ne présente aucune caractéristique exceptionnelle, ni bonne ni mauvaise.

Cependant plus qu’un récit de l’univers de Dune, cet ouvrage m’a surtout laissé l’impression d’être une arme dans la bataille qui a lieu actuellement aux USA sur la place de la science et de l’intelligence dans la société, une bataille qui vois des scientifiques harcelés jusque chez eux au nom des croyances religieuses d’une partie de l’opinion publique, une bataille qui vois des entreprises déverser des millions dans des groupes d’influence pour éviter que les chercheurs ne mettent à jours leurs sales secrets, une bataille qui menace toute l’humanité que nous connaissons maintenant et non une improbable humanité future.

Mais les arguments présentés en faveur de la science sont bien faibles, et l’on attendra de voir la suite pour déterminer si ce qui semble être la principale ligne conductrice de ce nouveau cycle saura être porté tout au long des ouvrages encore à publier.

Note finale :

08/10

Ils en parlent aussi :

N.B. :

David Weber – Out of the Dark

Auteur :

David Weber

Titre :

Out of the Dark

2010, 522 pages

Cycle :

/

L’histoire en bref :

Ils nous avaient observé en 1415 et en avaient conclu que nous étions des barbares incapables d’évoluer. En 2010 certains d’entre eux décidèrent de venir nous coloniser. Eux, ce sont les créatures d’au-delà des étoiles formant l’Hégémonie Stellaire. La race des Shongairi mènera l’assaut. Ils n’avaient simplement pas prévu que notre barbarie serait la clé même de notre évolution…

L’avis d’Eumène :

La Terre envahie par des extra-terrestres c’est assez classique comme scénario. Que nous fassions vivre à ces extra-terrestres un véritable enfer l’est aussi. Que nous recevions l’aide de Dracula et de ses séides moins…

Cependant l’introduction de cette innovation scénaristique est bâclée et relève plus du deus ex machina pour conclure un livre qui n’avançait plus que de l’idée géniale qui aurait transformé un honnête récit en quelque chose d’exceptionnel.

On note aussi la passion de l’auteur pour les armes à feu (ce que l’on avait déjà pu lire dans ses contributions au cycle 1632 de Eric Flint), laquelle est exposée ici sans qu’elle ne contribue là encore à la dynamique de l’ensemble.

Bref une lecture pour passer le temps avec une fin expédiée rapidement qui gâche le potentiel novateur du récit.

Note finale :

6/10

Ils en parlent aussi :

Stephen Baxter – Temps

Auteur :

Stephen Baxter

Titre :

Temps (VO : Time)

2007, 698 pages

Cycle :

Les univers multiples (vol. 1)

L’histoire en bref :

Renvoyé de la NASA, Reid Malenfant a décidé de partir dans l’espace par ses propres moyens. Convaincu de la rentabilité de l’exploitation des ressources spatiales, il a dédié sa vie à cet objectif. Récupérant des pièces considérées comme usées, il les a reconditionnées et les assemblées pour créer un nouveau vaisseau qui devra rejoindre la ceinture d’astéroides et créer la première ligne d’approvisionnement en matériaux spatiaux de l’histoire. Mais lorsqu’un message est capté en provenance d’un autre astéroïde, il décide de changer de mission.

Pendant ce temps, dans le monde entier apparaissent d’étranges enfants présentant des caractéristiques proches de l’autisme mais aussi des capacités scientifiques phénoménales. Comment l’humanité va-t-elle pouvoir gérer ces enfants à vrai dire bien effrayants ? Et surtout, sont-ils liés au mystérieux message venu de l’espace ?

L’avis d’Eumène :

Voici un pavé dont je dois bien dire qu’il ne fut pas des plus digestes. J’apprécie généralement beaucoup l’oeuvre de Stephen Baxter, mais ce volume aura été plus difficile à apprécier. D’abord à cause de l’enchevêtrement de thématiques,  qui le rend complexe à suivre. En raison aussi de son aspect hard-S-F faisant appel aux derniers progrès des connaissances dans le domaine de la physique quantique. Et puis, et peut-être surtout, à cause de ses personnages qui donnent souvent l’impression de n’être que des prétextes à de longs discours, en particulier celui de Cornelius Taine.

Les passages hallucinés, dans l’esprit de ceux du film tiré du  "2001 Odyssée de l’Espace" de Clarke, sont aussi pénibles que ceux du film de Kubrick et bien plus longs que leurs équivalents de la trilogie "L’odyssée du temps" que Baxter et Clarke rédigeront quelques années après le présent roman.

Au final donc une impression globalement négative, même si il faut bien reconnaître que ce n’est pas non plus un mauvais roman comme  on peut en voir ailleurs.

Note finale :

06/10

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Brian Herbert et Kevin J. Anderson – Hellhole

Auteur :
Brian Herbert et Kevin J. Anderson

Titre :
Hellhole
2010, 523 pages

Cycle :

Hellhole (vol. 1)

L’histoire en bref :
Hellhole. Une planète endommagée, hostile, une parfaite colonie pénale.
Officiellement elle est un monde comme les autres parmi la cinquantaine de planètes de la zone extérieure, mais tout le monde le sait : elle est la prison du général rebelle Adolphus, le traître qui s’est soulevé contre le Diadème et a perdu lors de la dernière bataille de la guerre.
Tout le monde croit aussi que le général s’est résolu à son sort et qu’il ne fait que survivre avec ceux de ses co-conspirateurs qui ont décidé de le suivre et les quelques citoyens libres qui ont décidé de gagner cette planète de la dernière chance.
Mais les apparences peuvent être trompeuses et il peut être dangereux de chercher à réveiller l’eau qui dort…

L’avis d’Eumène :
Une bonne saga de space-opéra, de multiples sous-scénarios, des technologies étranges, des aliens mystérieux à souhait, des secrets en quantité… On le comprend bien, ce volume n’est que le premier de ce qui sera une série et effectivement une recherche online permet de trouver des mentions d’une triologie.
En partant d’un monde neuf, sans lien avec l’univers de Dune, les auteurs peuvent montrer l’étendue de leur créativité sans être critiqués par les fans du père de Brian et être évalués pour leur propre mérites.
Et je dois dire que le résultat me semble des plus honorables, sans doute un peu moins complexe que la septalogie de la saga des sept soleils du seul K.J. Anderson.
En bref, une chouette lecture qui fournit ce qu’elle promet. C’est déja mieux que beaucoup d’autres livres, non ?

Note finale :

08/10

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