Valerio Massimo Manfredi – Ides of March

Auteur :

Valerio Massimo Manfredi

Titre :

Ides of March

2009, 278 pages

Cycle :

/

L’histoire en bref :

La dernière semaine de la vie de Jules César est l’objet de ce roman : le comportement d’un homme âgé, fatigué et malade mais puissant et préparant une nouvelle campagne militaire. Le regard que portent envers lui ses proches, et les actes qu’ils entreprennent. Une course contre la montre rendu plus tragique par le fait que l’on connais déjà l’acte final de ce récit classique.

Se déroulant du 8 au 15 mars 44 av. J.C., il nous montre les derniers jours d’un César vieillissant et diminué entouré de proches qui n’osent plus se confier à lui, d’intrigues et de menaces multiples. Il nous montre aussi la course à travers l’Italie de son meilleur agent secret, porteur de graves nouvelles. Il nous montre enfin les hésitations des conjurateurs, leurs craintes et leurs doutes.

L’avis d’Eumène :

Un sujet déjà traité maintes fois tant par les anciens que par les modernes, de Plutarque et Salluste à Colleen McCullough en passant bien sur par le grand Shakespeare ou la série télévisée Rome.
Manfredi, auteur notamment de La dernière légion, est un archéologue habitué à rédiger des romans où l’action est importante, pour ne pas dire qu’elle prime souvent sur la profondeur des personnages. Souvent cela ne cause guère de problème mais ici la nature du sujet traité rend les choses quelque peu différente car ici il ne peut éviter les comparaisons.

Mainte fois narrée par d’autres, cette histoire n’innove guère que par l’ajout de la partie action, de la course contre la mort des espions de César, qui n’apporte cependant rien au récit.
Ce texte sonne creux, manque de relief, de profondeur. En essayant de raconter cette histoire Manfredi ne pouvait espérer rivaliser avec le génie de Shakespeare et le résultat apparait d’autant plus mauvais que l’on ne peut s’empêcher d’avoir l’archétype shakespearien à l’esprit tout au long de la lecture du roman. Même sans prendre en compte l’auteur britannique on ne peut que constater que la description des évènements que fait Manfredi est aussi moins évocatrice que celle faite par Colleen McCullough. On ne ressent rien pour le César de Manfredi, la lecture de son meurtre ne nous donne aucun frisson, ne génère en nous aucune émotion.
Bref une lecture décevante qui me fera me replonger avec une certaine impatience dans le recueil de nouvelles et romans consacrés à l’Atlantide que je suis actuellement occupé à lire.

Note finale :

3/10

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