Nick Gevers et all. : Extraordinary Engines

Auteur :

Nick Gevers et all.

Titre :

Extraordinary Engines

2008, 441 pages

Cycle :

/

L’histoire en bref :

Un recueil de 14 nouvelles  :

Steampunch (James Lovegrove)

Vous avez peut-être vu des annonces pour le film Real Steel, mettant en scène des robots boxeurs. Et bien c’est la même chose ici sauf que cela a été écrit en 2008 et que c’est steampunk… et que cela contient une belle surprise à la fin !

Static (Marly Youmans)

Dans un univers où l’électricité statique est tellement forte qu’elle peut provoquer la combustion de nombreux produits, une jeune femme est gardée captive par sa vieille tante qui la force à faire pousser une magnifique chevelure… Un étrange univers, très sombre, pour un récit lui aussi pas très joyeux, le tout en peu de pages : belle réussite.

Speed, Speed the Cable (Kage Baker)

Poser un cable télégraphique au fond de l’océan est toujours une aventure, surtout lorsque l’on est dans les années 1860 et que certains s’ingénient à saboter toutes les tentatives… Mais heureusement la détermination des promoteurs du projet et l’usage d’un sous-marin digne du Nautilus vont permettre au projet d’avancer.

Elementals (I. R. MacLeod)

On parle souvent de fées et d’autres créatures surnaturelles, mais peut-être la science nous prouvera-t-elle un jour qu’il existe en vérité certaines créatures non encore identifiées à ce jour et dont l’origine nous surprendra…

Un texte un peu lourd dans sa tournure, mais une sympathique nouvelle fantastique matinée de steampunk.

Machine Maid (Margo Lanagan)

On connaissait depuis longtemps l’agalmatophilie, mais l’arrivée des machines humanoïdes a entraîné l’arrivée de nouvelles formes de déviances et de jalousies… Une savoureuse lecture mais pour adultes uniquement !

Lady Witherspoon’s Solution (James Morrow)

Le féminisme combiné au Darwinisme peut conduire à de bien étranges extrêmes… A mi-chemin entre Frankenstein et la planète des singes, voici une nouvelle très nietzschéenne !

Hannah (Keith Brooke)

La période des grandes découvertes de la fin du 19ème siècle vit notamment la science criminalistique progresser de façon exceptionnelle, mais peut-être a-t-elle même progressé plus que l’on ne le pense… A nouveau on ne peut penser qu’au chef-d’oeuvre de Mary Shelley en lisant cette courte nouvelle policière…

Petrolpunk (Adam Roberts)

Dans un Londres sur-pollué, un groupe de gentlemen doit échapper à un dangereux mouvement de foule, utilisant pour ce faire un égout oublié depuis que son immortelle majesté Victoria a interdit toute forme de creusement du sol. S’engage alors un débat durant lequel une idée étrange se fait jour : et pourquoi ne pas utiliser le pétrole comme source d’énergie ?

Un texte étrange, qui finit de façon surprenante et laisse au final un sentiment de confusion.

American Cheetah (Robert Reed)

Quoi de mieux pour rendre sa campagne électorale de 1864 plus efficace que de se copier de nombreuses fois ? C’est ce que s’est dit Lincoln. Mais après son assassinat ses copies mécaniques, héritières de tous ses souvenirs et de toutes ses connaissances, sont devenue obsolètes et ont du se ré-inventer une vie. Les machines pourront-elles devenir aussi immortelles que leur modèle ?

Fixing Hanover (Jeff VanderMeer)

Une épave mécanique sur les rives d’un village misérable, un forgeron au passé oublié, un univers proche de celui de Waterworld, un récit qui finit mal, qui laisse un goût d’Atlantide, un texte agréablement mélancolique.

The Lollygang Save the World on Accident (Jay Lake)

Dans un étrange univers, une tour immense ou un engin volant, vit toute une population et notamment un groupe de gamins connus sous le nom de Lollygang. Comme tous les habitants  ils doivent régulièrement contribuer à l’entretien de leur habitat, aidés en cela par de mystérieux gants capables de se connecter à leur système nerveux et semblant doter d’une vie propre… Mais est-ce vraiment sain ?

The Dream of Reason (Jeffrey Ford)

Un savant fou, une jeune femme comme sujet d’expérience, et la folie de la lune sont les moteurs de cette nouvelle fantastique située dans un monde alternatif à la cosmologie étrange…

L’avis d’Eumène :

Un bien meilleur recueil que celui édité par Jean Rabe, il n’atteint cependant pas un niveau qui permettrait de le qualifier de « definitive steampunk anthology » comme le proclament ses éditeurs.

Note finale :

8/10

Ils en parlent aussi :

/

N.B.

Challenge Steampunk

Publicités

Une réflexion sur “Nick Gevers et all. : Extraordinary Engines

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s