Christian Cameron – God of War

Auteur :

Christian Cameron

Titre :

God of War

2012, 771pages

Cycle :

/

L’histoire en bref :

Ptolémée, roi d’Egypte, reçoit le jeune Satyrus, fils de l’athénien Kineas. Orphelin de père et de mère, le fils des maîtres des plaines scythes est venu chercher la protection du souverain, général d’Alexandre le Grand et l’un des hommes les plus puissants de ce monde où se déchirent les Diadoques, les successeurs du conquérant macédonien.

Immédiatement une certaine complicité va se nouer entre les deux hommes, entre le vétéran de la conquête du monde, élève d’Aristote et ami d’enfance d’Alexandre, et le jeune garçon de 13 ans. Ptolémée va donc emmener Satyrus dans la tombe du conquérant, et l’entrainer dans ses souvenirs.

Souvenirs d’un jeune noble macédonien soumit à une éducation rigide, victime et acteur des complots d’une cour dominée par la personnalité intense de Philippe II, le père d’Alexandre, et d’Olympias, mère de celui qui deviendra le vainqueur de la Perse.

Souvenirs ensuite d’un jeune officier entraîné dans une longue campagne contre de nombreux ennemis barbares autant que civilisés, puis confronté au mépris de ses aînés, les généraux et officiers du père du nouveau roi. Souvenirs de la campagne d’Asie Mineure, des combats contre Memnon, le mercenaire grec de Darius, et des sièges d’Halicarnasse, de Tyr et de Gaza. Souvenirs de la lente évolution d’Alexandre, de sa transformation progressive, au fur et à mesure de l’avancée vers l’est de ses armées. Souvenirs de l’homme dans toute sa gloire, et dans toutes ses faiblesses.

Mais ces souvenirs ne sont pas seulement ceux d’un proche d’Alexandre sur son roi, mais aussi les souvenirs d’un homme devenu roi à son tour, d’un homme amoureux et d’un homme critique, d’un homme contraint à faire des choix et à subir ceux d’autres personnes.

L’avis d’Eumène :

Christian Cameron a longtemps tourné autour de lui mais cette fois c’est fini : Alexandre le Grand sera présent en chair et en os, et il sera le héros de ce récit. Mais l’est-il vraiment ? N’est pas plutôt une vision héroïsée de Ptolémée qui nous est ici donnée ?

Comparé à d’autres récits, ce roman se défend très bien : bien structuré, sans longueur majeure, avec quelques innovations bien trouvées, insistant sur des passages moins bien connus du mythe né autour du conquérant, il sait se distancer à la fois des romans de Pressfield (The Afghan Campain) et de Manfredi.

Est-il l’Alexandre le plus proche de ce que nous offrent les sources ? Sans doute pas. Suis-je satisfait par les scènes décrites ? Pas toujours. La bataille de l’Hydaspe me semble ainsi bien mal décrite, et n’a certainement pas la puissance évocatrice de la scène du film d’Oliver Stone…

Cependant et malgré ses défauts ce roman à su me séduire et me garder captif jusqu’à la fin, ce qui est un bon point !

Note finale :

8/10

Ils en parlent aussi :

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s