Martial Caroff – Les profanateurs

Auteur :

Martial Caroff

Titre :

Les profanateurs

2011, 223 pages

Cycle :

Les enquêtes d’Antisthène (vol. 2)

L’histoire en bref :

Quand on invite Antisthène on doit savoir qu’il ne répondra pas tout de suite à l’invitation. Le philosophe inventeur de l’approche cynique aime trop apparaître comme un original. Mais On est tout de même censé attendre son arrivée ! Or Eupolis, l’auteur de comédies à succès, n’a pas eu cette décence. Pire encore : il a disparu. Mais peu de gens dans la ville en ont conscience car Athènes est troublée en cette année 415 av. J.C. par deux évènements majeurs : la préparation de l’invasion de la Sicile, sous le commandement du flamboyant Alcibiade, et le sacrilège qui a vu la mutilation des statues du dieu Hermès… Antisthène va donc se mettre sur la trace des profanateurs afin d’éviter que sa cité ne sombre dans la guerre civile, et ce alors même qu’il n’est pas forcément le meilleur des citoyens…

L’avis d’Eumène :

La lecture du premier roman antique de Martial Caroff m’avait laissé un sentiment fort mitigé, mais j’ai décidé de retenter l’aventure avec ce second roman antique visant essentiellement la jeunesse et portant sur une période que je connais particulièrement bien et sur laquelle je viens de rafraîchir mes connaissances en lisant la biographie d’Alcibiade de Jacqueline de Romilly. Et je dois dire qu’au final j’ai retrouvé moins d’éléments erronés ou incohérents dans ce récit que dans le précédent . Certes on note des compressions temporelles et divers autres éléments qui font lever le sourcil de l’historien, mais c’est bien moins flagrant que précédemment.

L’enquête en elle même n’est qu’un prétexte, et la manière dont elle est clôturée le montre bien. L’auteur a voulu nous présenter Socrate, Platon, Alcibiade (quoique ce dernier toujours en retrait) et d’autres personnages de l’époque d’une façon ludique tout en nous donnant un aperçu du fonctionnement de cette étonnante exception historique qu’était l’Athènes démocratique de l’Antiquité.

En conclusion une lecture honnête, avec moins de défauts que ce que l’on a pu trouver précédemment sous la plume de l’auteur, mais rien nous plus de transcendant.

Note finale :

7/10

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Persephone & the Cheshire Cat

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