Harry Sidebottom – The Wolves of the North

Auteur :

Harry Sidebottom

Titre :
The Wolves of the North
2012, 410 pages

Cycle :
Warrior of Rome (vol. 5)

L’histoire en bref :
Marcus Clodius Ballista, général disgracié de Rome, est envoyé en mission diplomatique auprès des tribus nomades des steppes situées au nord de la mer Noire. Mais Ballista est aussi Dernhelm fils de Isangrim, chef de guerre des Angles, un peuple qui a justement défait les tribus vers lesquelles se rend Ballista. En chemin il rencontre en outre d’autres tribus hostiles et doit faire face à de mystérieux meurtres qui semblent ne toucher que les membres de son entourage. Durant ce long voyage dans une terre aussi hostile que belle, Ballista et ses compagnons vont devoir faire face à une réalité différente de tout ce qu’ils ont pu vivre jusque là qui les mettra tant face à leur passé qu’au danger…

L’avis d’Eumène :
Olivier, un de nos lecteurs, signalait dans un commentaire récent sa déception suite à la lecture de ce roman. Et il est vrai qu’il se traîne, aussi lent que le convoi de chars à boeufs qui traverse la vaste steppe… Et il est vrai que son intrigue est loin d’avoir l’intensité de celle des premiers volumes, que parfois l’ensemble semble se perdre dans les vapeur de cannabis si abondamment fumée par les nomades. L’auteur reconnait aussi que, face à l’absence de sources, il n’a pas hésité à s’inspirer de récits issus d’autres périodes historiques, d’autres conflits dans des parties du monde très différentes.

Cependant j’avoue n’y avoir pas trouvé matière à trop de reproches. Un cercle de chars pour se protéger ? Une réaction naturelle, et qui ne surprend pas celui qui a lu les descriptions des migrations germaniques décrites par les auteurs latins. Ainsi César, décrivant la grande bataille durant laquelle il stoppa la progression des Helvètes, écrit :

…les uns se retirent à nouveau sur le même mont, les autres se regroupent près de leurs chariots et bagages. Pendant toute la durée de la bataille, de la septième heure du jour au coucher du soleil, pas un seul combatant n’a tourné le dos. Tard dans la nuit la lutte se poursuit. Du haut des chariots formés en barricade, les Helvètes criblent de leurs flèches les Romains qui tentent d’approcher; et même par-dessous les chariots, entre les roues, ils parviennent à blesser des hommes à coups de javelines. Encore un moment et leur camp tombait entre nos mains avec leurs bagages. …

La lenteur du récit ? Le meilleur moyen d’évoquer l’immensité de la steppe. Les tribus présentées comme dans un rapport ethnographique ? Cela forme un des thèmes essentiels du roman, l’altérité, et cela met bien en lumière la pensée antique, basée sur des stéréotypes tirés des ouvrages d’Hérodote ou d’autres grands auteurs. Finalement le principal reproche que je pourrais faire est la lourdeur des passages reflétant les observations de l’un des protagonistes, et l’inutilité manifeste des meurtres, même si l’on peut envisager que ces évènements pourraient conduire à une scène d’affrontement dans un prochain volume.

Au final une lecture honnête, sans grands éclats, d’une série qui cherche avant tout à nous sortir des expériences classiques tout en respectant autant que faire se peut le mode de pensée de ses personnages.

Note finale :

08/10

 

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