Steven Pressfield – The Profession

Auteur :

Steven Pressfield

Titre :
The Profession

2011, 320 pages

Cycle :
/

L’histoire en bref :
2032. Dans un monde toujours plus instable, les opinions publiques ont poussé les démocraties occidentales à recourir de manière de plus en plus fréquente à des sociétés de mercenaires également courtisées par les grandes entreprises. Gent, Gilbert Gentilhomme de son vrai nom, est l’un d’entre eux. Ancien officier du corps des Marines, il a suivi son supérieur le général Salter dans cette carrière d’homme de fortune au code d’honneur bien particulier. En Iran, en Iraq, au Pakistan ou au Yemen, il est toujours prêt à suivre cet homme dans ses combats menés au nom de l’argent et de la camaraderie entre soldats. Mais est-il prêt à suivre son charismatique leader dans son retour au pays ?

L’avis d’Eumène :
Steven Pressfield est un auteur que j’apprécie et qui me repousse tout à la fois. En effet ses premiers romans, centrés sur l’Antiquité, sont parmi les romans historiques les mieux écrits de ces dernières années, mais ils sont aussi le réceptacle d’une idéologie qui me laisse souvent mal à l’aise en raison de sa fascination pour l’autoritarisme et ses attaques systématiques contre la démocratie, comme en témoigne par exemple sa vie d’Alcibiade publiée sous le titre de « Tides of War » ou sa guerre des Amazones, « Last of the Amazons », dans lequel Thésée est confronté à des choix moraux autour de ce concept, le confrontant à une vie moins « civilisée » et pourtant présentée comme étant par bien des aspects supérieure. Dans ce roman on constate une approche similaire de la démocratie, avec en vrai héros un individu qui devrait être le vilain de l’histoire mais que l’on arrive pas à considérer comme tel.

Cependant ce message qui apparaît tout au long des écrits de l’auteur est ici moins important que la vision très pessimiste et pourtant en (large) partie plausible du futur que Pressfield dresse, et qui donne sans doute le plus de force à ce roman. Le thème, également récurant chez l’auteur, des questions d’honneur pour les guerriers, est lui aussi assez présent, mais ne devrait pas parler à la plupart des lecteurs de ce récit, même si l’on sait que Pressfield est fort apprécié des forces US déployées en Afghanistan notamment.

Bref une lecture qui me laisse certes mal à l’aise sur le plan des idées mais qui reste une bonne oeuvre de fiction et mérite à ce titre une bonne note.

Note finale :

09/10

 

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