Orson Scott Card – Empire

EmpireAuteur :

Scott Card, Orson

Titre :

Empire

2006, 352 pages

Cycle :

/

L’histoire en bref :

La tension politique atteint des sommets aux USA, entre un bloc conservateur puissant et une gauche libérale qui se sent victime d’un président clairement partisan. Lorsque la Maison-Blanche est visée par un attentat, le président tué dans ses propres bureaux, et le vice-président assassiné dans un « accident » de la route, tout le monde sent venir l’instabilité, craignant surtout que des états voyous ne profitent de l’occasion.

C’est alors qu’une milice équipée d’armes de haute technologie capable d’abattre les meilleurs jets des USA et de lutter efficacement contre les forces terrestres fait son apparition à New-York et dans d’autres régions du pays, ses robots mettant en déroute les forces de l’ordre à New-York et dans d’autres villes du pays.
Dans ce contexte de guerre civile, alors que nul ne peut être sur de l’allégeance de son voisin, il revient à une poignée d’hommes et de femmes de redresser le pays en identifiant et mettant hors d’état de nuire les traîtres et en respectant les valeurs qui font la force des USA.

L’avis d’Eumène :

Voilà un roman paru en 2006, en pleine ère Bush et à quelques mois de la campagne électorale victorieuse de Barack Obama, qui nous présente une Amérique bien sombre, divisée entre des camps que tout semble opposer.
C’est ici la gauche libérale qui endosse l’image des méchants, avec des héros clairement conservateurs sans être extrêmistes dans le style du Tea Party contemporain.
Mais derrière tout ce récit se cache surdout un plaidoyer pour un président d’union nationale, capable de ressouder les USA sans en passer par une guerre civile, un Auguste apparu en temps de paix.
Les mentions au premier empereur romain, homme qui réunit l’Empire dans la paix à l’issue des guerres civiles ayant suivi l’assassinat de César, sont nombreuses et forment le coeur du message de l’auteur.
Alors certe le roman n’est pas un chef d’oeuvre, reste typiquement américain, de (extrême) droite, et simpliste sur bien des points (dont les réactions dans le monde si une telle situation devait se produire) mais il n’en reste pas moins un intéressant témoignage tant de sa période que de la manière dont l’Antiquité peut être récupérée dans les débats les plus contemporains.

Note finale :

7/10

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4 réflexions sur “Orson Scott Card – Empire

  1. Vu la situation actuel, cela peut sembler ironique de voir les Libéraux jouer les révoltés anti gouvernement fédéral. Pas de traduction française en vue par hasard ?

  2. J’ignore si une traduction est prévue, ne suivant pas ces actualités. J’ignorais aussi l’existence d’une suite d’ailleurs, par contre j’ai bien apprécié la critique 🙂 Mon point de vue et la note que j’attribue sont cependant liés, comme je l’indique, à certains intérêts bien particuliers…

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