Victor Davis Hanson – The End of Sparta

end-of-sparta

Auteur :

Hanson, Victor Davis

Titre :

The End of Sparta : A novel

Cycle :

/

L’histoire en bref :

Sparte domine les cités grecques depuis sa victoire sur Athènes
lors de la grande guerre du Péloponnèse. Mais tous ne supportent pas l’arrogance et la violence des guerriers du sud et une nouvelle tentative de se libérer de leur joug a été lancée en Béotie, sous la conduite du général thébain Epaminondas. Son but ? Rien de moins que d’écraser la plus puissante armée de Grèce et libérer les hilotes, peuplade asservie depuis plusieurs siècles par les Spartiates, afin de priver ces derniers de la main d’oeuvre qui leur permet de se concentrer sur le seul art de la guerre.

Aidé de prophéties et de guerriers aussi adeptes de la philosophie que de l’hoplomachie, le général va lancer un mouvement dont il espère qu’il va transformer la Grèce et lui ouvrir une nouvelle ère de paix et de prospérité où des cités démocratiques pourront vivre en bonne intelligence sans avoir à craindre les armées de leurs voisins.

On connaît le reste l’histoire…

L’avis d’Eumène :

Hanson n’est pas n’importe qui, étant sans doute le plus grand spécialiste de la guerre en Grèce ancienne qui soit à l’heure actuelle. C’est aussi un fermier californien, et un arch-conservateur aux idées racistes des plus déplaisantes.

Lire un roman sous sa plume est donc une gageure, car si l’on sait qu’il sera impeccablement recherché, on peut craindre un texte manquant de souffle romanesque. On sait aussi qu’il risque d’être fort nauséabond sur le plan idéologique, rappelant en cela les romans antiques de Steven Pressfield, et que la plume risque de ne pas être aussi plaisante à lire.

Alors qu’en est-il au final ? Et bien il répond aux attentes et ne nourrit pas trop les craintes du lecteur. Mieux, il est aussi un assez bon roman, les rares dialogues mis à part. Par contre c’est aussi une lecture difficile, dont beaucoup d’éléments doivent échaper à la plupart des lecteurs.

En effet Hanson a réussi à distiller son immense érudition sous une forme exigeante mais qui ne vient pas interrompre la lecture du récit : les extraits en grec ancien (translittéré et traduit) s’insèrent sans problèmes dans le récit, tout comme les informations de contexte sur l’époque, les moeurs ou les acteurs du temps.

Pas “d’infodump” comme c’est trop souvent le cas dans les romans d’académiques écrivant sur leur sujet favori, mais un récit aux multiples rebondissements, sombre même si son message final se veut positif.

Par contre la prose est riche, et les détails disséminés sont parfois fort obscurs, satisfaisant le spécialiste mais pouvant dérouter le néophyte, qui les ignorera sans doute. Enée le tacticien est certes un personnage du roman, mais il est surtout un auteur de l’époque dont nous avons préservé les écrits. Cependant rares sont ceux qui auront entendu parler de lui, même dans les cours de grec… De même le caméo de Platon peut passer inaperçu pour le lecteur moins averti.

Ceci dit au final cela reste une belle lecture, que je ne puis que recommander aux adeptes de romans se déroulant dans l’antiquité.

Note finale :

8/10

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