Andy McDermott – Temple of the Gods

Auteur :

Andy McDermott

Titre :

Temple of the Gods

2012, 503 pages

Cycle :

Nina Wilde and Eddie Chase (vol. 8)

L’histoire en bref :

Être à la tête d’une institution internationale dédiée à la recherche et à la protection de biens archéologiques susceptibles d’avoir un impact technologique ou géopolitique dans le monde contemporain n’est déjà pas une tâche facile, mais quand en plus son époux est traqué par toutes les polices du monde pour le meurtre d’un agent d’Interpol cela devient vraiment très difficile pour Nina Wilde. Invitée au Japon pour y récupérer trois mystérieuses statues atlantes, elle ne se doute cependant pas que c’est là le début de nouveaux ennuis plus graves encore dont l’attaque à la roquette du gratte-ciel dans lequel elle se trouve n’est pas le plus important…

Des ruines sous-marines d’Atlantis à la chaleur torride d’un volcan africain, la voilà plongée sur les traces d’une mystérieuse pierre autrefois conservée dans le temple de tous les dieux atlantes, plusieurs groupes de tueurs à ses trousses…

L’avis d’Eumène :

Une fois encore l’auteur n’a pas fait dans la dentelle… Entre la destruction d’un immeuble en plein centre de Tokio, un combat sous-marin et un final explosif au coeur d’un volcan, McDermott n’a pas lésiné sur les explosifs. D’un autre côté il a aussi ramené plusieurs fils d’intrigue tissés au cour des précédents romans et l’on sent dans ce récit une volonté de clore une histoire, voire même tout un cycle. Les principaux ennemis récurrents disparaissent, de nombreux mystères s’éclaircissent et l’on se retrouve au final à regarder l’ensemble de la série plutôt qu’un seul récit.

Ce sentiment est à mon sens positif, car il devrait permettre à l’auteur de repartir sur quelque chose de tout à fait nouveau. A mon sens il pourrait même totalement abandonner ses personnages, maintenant qu’ils ont vaincu des adversaires d’une puissance rare et affronté pratiquement tous les types de dangers imaginables, entre les crash d’hélicoptères, les sous-marins endommagés, les geôles des narco-trafiquants, les complots des plus riches ou des agences secrètes américaines, les catastrophes naturelles ou les pièges antiques, sans même parler de la vengeance d’une ancienne épouse…

On retiendra en tout cas la cohérence de cet univers au fil des huit volumes, et la cohérence du style au fil de la série est aussi assez remarquable. On notera aussi l’évolution des personnages, très bien mise en valeur dans ce huitième tome par les réactions du père d’Eddy Chase comparées à celles de Nina Wilde.

Bref une bonne lecture que l’on recommandera à tous ceux qui ont lu et appréciés les précédents volumes !

Note finale :

8/10

Andy McDermott – Empire of Gold

Auteur :

Andy McDermott

Titre :

Empire of Gold

2011, 576 pages

Cycle :

Nina Wilde and Eddie Chase (vol. 7)

L’histoire en bref :

Nina Wilde l’archéologue rouquine et son époux et garde du corps vétéran des SAS Eddie Chase ont retrouvé leur appartement New-Yorkais et les problèmes du quotidien, en ce compris les disputes qui ne cessent de troubler le couple lorsqu’ils ne sont pas en quête de quelque artéfact mystérieux.
Car, en digne héritière d’Indiana Jones et de Lara Croft, la découvreuse de l’Atlantide et de sa riche civilisation est plus souvent en quête de quelque mystérieuse relique qu’occupée à rédiger une description détaillée des couches stratigraphiques d’un site découvert lors de la pose des fondations d’un lotissement…
Sa dernière quête est née de la découverte de deux statuettes qui, réunies ensemble et touchée par une personne aux gènes spécifiques, pointent vers une direction en Amérique du Sud, terre des Incas et des Mystérieuses Citées d’Or.
Grâce à sa célébrité et à ses fonctions à l’ONU, Nina va pouvoir mener à bien ses recherches et s’envoler pour le Vénézuela où la première d’une série d’épreuves viendra faire obstacle à sa quête, une quête qui ne tardera pas à conduire le couple aux limites de ce qu’il peut supporter…

L’avis d’Eumène :

Un auteur qui publie deux pavés de plus de 500 pages par an depuis 2008, Andy McDermott est parfois présenté comme un nouveau Clive Cussler. Pour ma part je le range plutôt dans la catégorie d’un Matthew Reily ou, à la rigueur, d’un David Gibbins : l’archéologie n’est ici que le prétexte à l’aventure et les ruines antiques sont bonnes à faire sauter à coup de roquettes ou à endommager à coup de kalashnikov…
Cependant c’est fait de façon rythmée et avec pas mal d’humour, particulièrement dans les relations entre les époux Chase. Ils sont d’ailleurs les deux seuls personnages dont la personnalité est réellement fouillée, les autres n’étant guère là que comme alibis ou comme cibles pour les balles qui fusent à tout va.
Le fait que l’auteur ait choisi, contrairement à Cussler, de lier ses romans entre eux par de nombreuses références contribue également à approfondir l’univers de l’auteur et à donner envie d’en découvrir la suite.
Au final donc un roman d’honnête facture mais pas un ouvrage que l’on retiendra très longtemps…

Note finale :

7/10