Kevin J. Anderson – Captain Nemo, The Fantastic Adventures of a Dark Genius

Captain Nemo- The Fantastic Adventures of a Dark GeniusAuteur :

Anderson, Kevin J.

Titre :

Captain Nemo, The Fantastic Adventures of a Dark Genius

2011 (2002), 462 pages

Cycle :

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L’histoire en bref :

Le jeune Jules Vernes et son ami le jeune Nemo, fils d’un ouvrier des chantiers navals nantais, partagent leurs rêves et en ont accomplis certains, comme l’invention d’un système pour marcher sous l’eau.
Mais la mort soudaine du père de Nemo va les séparer, le jeune homme devant embarquer sur le navire du capitaine Grant en route pour les mers du sud.
Jules Verne, lui, doit rester en France et suivre les vœux de son père en entamant des études juridiques.
Alors que son ami est attaqué par des pirates, perdu sur une île isolée, attaqué par des dinosaures et forcé de traverser le centre de la terre, Jules Vernes découvre Paris troublée par la révolution de 1848.
Revenant toutefois en France, Nemo retrouve son ami et deviens un ingénieur respecté, engagé volontaire en Crimée où il est enlevé par Robur le conquérant, un potentat turc fou cherchant un moyen de contrer la construction du canal de Suez.
Alors que Nemo est contraint de construire un sous-marin, Jules Vernes devient progressivement un père de famille respectable et un auteur connu.
Les deux amis ne le savent pas encore, mais ils se retrouveront une dernière fois en pleine guerre de 1870, pour un au revoir définitif…

L’avis d’Eumène :

Tout le monde le sait, Jules Vernes a inventé ses histoires. Ou bien non ? C’est là le postulat de ce roman qui nous explique comment Verne n’aurait été que le narrateur talentueux des aventures d’un survivant et ingénieur de génie, Nemo.
Malheureusement l’auteur n’est pas convaincant, son histoire manquant d’énergie et même, dans une certaine mesure, de cohérence.
Sa version de la vie de Jules Vernes diverge en outre par divers points de sa biographie officielle, réduisant le français à un personnage timide et manquant d’ambition autre que littéraire.
Par ailleurs la mise en scène d’un laborieux triangle amoureux contrarié ne fait qu’accroître la liste des défauts du livre, au point que l’on sera presque soulagé de tourner la dernière page de ce livre.

Note finale :

4/10

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Brian Herbert et Kevin J. Anderson – Hellhole Awakening

Hellhole Awakening
Auteur :

Brian Herbert et Kevin J. Anderson

Titre :
Hellhole Awakening
2013, 502 pages

Cycle :

Hellhole (vol. 2)

L’histoire en bref :
Sur Hellhole, la planète ravagée par un lointain impact d’astéroïde, la rébellion du général Adolphus se renforce de jour en jour, entre génie humain et accroissement du nombre de convertis Xayan, mi-humains et mi-extra-terrestres. Mais leurs ennemis ne sont pas en reste et le Diadème de la Constellation terrienne s’apprête à frapper la rébellion de manière décisive.

Sur les autres planètes révoltées, chacun se prépare également à contribuer à l’effort de guerre, selon ses moyens : certains construisent ou réparent des vaisseaux spatiaux, d’autres extraient des ressources précieuses du sol de leur planète. Cependant tout cela se fait dans l’ignorance que d’autres forces sont tapies dans l’ombre, des forces qui jouent avec les forces de l’univers d’une manière qu’aucun humain ne peut espérer comprendre. De mystérieuses spores sont déversées sur Hellhole, des animaux disparus y font soudainement apparition, et des astéroïdes changent brusquement de trajectoire en dépit de toutes les lois de la physique.

Les forces de la Constellation parviendront-elles à échapper aux pièges d’Adolphus ? Et Adolphus parviendra-t-il à saisir l’ampleur de la situation dans laquelle il se trouve ?

L’avis d’Eumène :
Honnête roman, classique du genre et de la plume des deux auteurs, certains aspects rappellent la Saga des Sept Soleils, d’autre Dune, mais avec toutefois suffisamment d’innovations que pour ne pas être un simple mélange. Ceci étant, ne nous leurrons pas : ce n’est pas de la grande science-fiction, loin de là ! Cela ne pésente aucune innovation majeure que je puisse identifier et le style est loin d’en être riche, on ne parviens pas non plus à réellement s’attacher aux personnages ou à ressentir tout le pathos de certaines situations (songeons simplement à la flotte perdue entre les étoiles dont on n’arrive pas à partager la souffrance ou les choix déchirants).

Bref une lecture en rien exceptionnelle mais qui remplit son contrat, tout simplement.

Note finale :

07/10

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Kevin J. Anderson – The Ashes of Worlds

Auteur :
Kevin J. Anderson

Titre :
The Ashes of worlds

2008, 684 pages

Cycle :

The Saga of Seven Suns (vol. 7)

L’histoire en bref :

Déchirée par une guerre civile entre d’une part une planète Terre dominée par un chancellier de plus en plus irrationnel et tyranique, et d’autre part une confédération spatiale dirigée par le Roi Peter, faisant face aux Faeros et aux insectes Klikiss, l’humanité est dans une très mauvaise passe.

Mais ce n’est rien face aux dangers qui menacent l’Empire Ildiran, dont le Mage-Empereur est détenu par le chancelier Wanceslas au moment même où sa planète principale est attaquée par les Faeros conduits par son frère devenu fou, Rusah. Et là où les humains, même isolés, sont capables d’affronter l’adversité, l’Empire ne peut que difficiellement supporter la perte de son souverain dont les pouvoirs psychiques unissent tous les membres de sa race.

Chez les Klikiss c’est une lutte plus sournoise qui se joue entre d’une part l’esprit animal des insectoides et d’autre part l’esprit humain d’un survivant qui n’a pas voulu abandonner son individualité au moment de son absorbtion par le Breedex.

C’est dans ce contexte que tous les acteurs de cette saga vont devoir prendre une dernière fois position afin d’assurer la survie même de leurs espèces respectives, devant se remettre en question et se découvrir des ressources insoupçonnées…

L’avis d’Eumène :

Je pourrais reprendre mot à mot l’avis que j’avais publié pour Metal Swarm, le sixième volume de cette série. En effet peu de choses ont changé entre ces deux volumes, cet ultime roman venant en fait conclure l’ensemble en rassemblant tous les fils du récit et en y ajoutant un happy end général détaillé sous forme d’une série de vignettes finales. Mais que d’efforts pour en arriver là… Cette Saga des Sept Soleils se devait de s’acheve par un fameux feu d’artifice, ce qui fut fait par le biais d’une série de combats spatiaux. Malheureusement ces derniers manquent au final d’énergie, n’arrivent pas à provoquer la surprise ou l’émerveillement… Un fin terne donc, à l’instar finallement d’une bonne partie de cette saga.

Note finale :

07/10

 

Kevin J. Anderson – Metal Swarm

Auteur :
Kevin J. Anderson

Titre :
Metal Swarm

2007, 684 pages

Cycle :

The Saga of Seven Suns

L’histoire en bref :

L’univers essaye de retrouver la paix après la terrible guerre contre les Hydrogues, ces créatures élémentales issues des profondeurs des géantes gazeuses. L’Empire Ildirien a subit de lourdes pertes et est tiraillé par de vifs chamboulements intérieurs imposés par son nouveau maître, lequel a décidé d’adopter une politique de franchise et de repentir pour les mauvaises actions de ses prédécesseurs. L’Empire terrien, lui, se dissout au profit d’une nouvelle fédération, mais le Chancelier Wenceslas n’a pas encore abandonné l’idée de regrouper une nouvelle fois toute l’humanité sous son contrôle.

Une humanité qui comprend aussi des populations de colons confrontées au retour de la race insectoïde des Klikiss, que tous croyaient disparus, et de sa lutte contre les robots qu’elle avait engendré.

Au coeur de ces temps troublés, plusieurs individus semblent découvrir une nouvelle réalité surprenante, une preuve de l’unité du tout avec tout… Mais n’est-il pas dangereux d’ouvrir ainsi des portes vers le coeur des civilisations ?

L’avis d’Eumène :

J’ai repris après une longue période la lecture de cette série, dont il me reste encore un volume à découvrir. L’intrigue est parfois tirées un peu trop en longueur, mais l’auteur a su y apporter de nouveaux rebondissements. Cependant on voit bien la direction dans laquelle il veut nous emmener, son écriture n’étant pas toujours des plus subtiles… Un Space Opera digne de la catégorie, mais sans éléments vraiments exceptionnels qui le tirerait du lot des oeuvres moyennes que l’on lit et puis oublie…

Note finale :

07/10


Brian Herbert et Kevin J. Anderson – Sisterhood of Dune

Auteur :
Brian Herbert et Kevin J. Anderson

Titre :
Sisterhood of Dune
2012, 494 pages

Cycle :

The Schools of Dune (vol. 1)

L’histoire en bref :
Les machines pensantes ont été vaincues il y a près d’un siècle, mais la lutte n’est pas finie aux yeux des anti-technologistes conduits par Manford Torondo. D’autres, ayant vu leur vie transformée par la chimie de la planète Rossak, par la puissance de l’épice ou par les technologies des Cymeks ou des machines, cherchent un sens à leur vie quatre-vingt ans après la disparition du monde qui les a vu grandir.

Partout dans l’Empire des écoles de pensées aux ambitions bien différentes sont apparues, entre les membres de la Sororité, ces femmes qui pensent que réveiller leur mémoire génétique est la voie du progrès, les Mentats, ces humains entraînés à penser comme des machines par le favori du robot indépendant Erasmus, les médecins Suks, les mystérieux Navigateurs de Venport Industries ou les étranges généticiens Tlulax.

Avec un empereur faible aux commandes de l’Empire et des aspirations aussi variées, le terrain est prêt pour une violente conflagration.

L’avis d’Eumène :

Retrouver l’univers de Dune, voila un plaisir que je ne pensais pas avoir. Hybride entre le monde décrit dans le cycle du Jihad Butlérien et le monde bien plus tardif de la trilogie initiale, ce premier volume d’un nouveau lot de trois est par bien des aspects un enfant bâtard qui ne présente aucune caractéristique exceptionnelle, ni bonne ni mauvaise.

Cependant plus qu’un récit de l’univers de Dune, cet ouvrage m’a surtout laissé l’impression d’être une arme dans la bataille qui a lieu actuellement aux USA sur la place de la science et de l’intelligence dans la société, une bataille qui vois des scientifiques harcelés jusque chez eux au nom des croyances religieuses d’une partie de l’opinion publique, une bataille qui vois des entreprises déverser des millions dans des groupes d’influence pour éviter que les chercheurs ne mettent à jours leurs sales secrets, une bataille qui menace toute l’humanité que nous connaissons maintenant et non une improbable humanité future.

Mais les arguments présentés en faveur de la science sont bien faibles, et l’on attendra de voir la suite pour déterminer si ce qui semble être la principale ligne conductrice de ce nouveau cycle saura être porté tout au long des ouvrages encore à publier.

Note finale :

08/10

Ils en parlent aussi :

N.B. :

Brian Herbert et Kevin J. Anderson – Hellhole

Auteur :
Brian Herbert et Kevin J. Anderson

Titre :
Hellhole
2010, 523 pages

Cycle :

Hellhole (vol. 1)

L’histoire en bref :
Hellhole. Une planète endommagée, hostile, une parfaite colonie pénale.
Officiellement elle est un monde comme les autres parmi la cinquantaine de planètes de la zone extérieure, mais tout le monde le sait : elle est la prison du général rebelle Adolphus, le traître qui s’est soulevé contre le Diadème et a perdu lors de la dernière bataille de la guerre.
Tout le monde croit aussi que le général s’est résolu à son sort et qu’il ne fait que survivre avec ceux de ses co-conspirateurs qui ont décidé de le suivre et les quelques citoyens libres qui ont décidé de gagner cette planète de la dernière chance.
Mais les apparences peuvent être trompeuses et il peut être dangereux de chercher à réveiller l’eau qui dort…

L’avis d’Eumène :
Une bonne saga de space-opéra, de multiples sous-scénarios, des technologies étranges, des aliens mystérieux à souhait, des secrets en quantité… On le comprend bien, ce volume n’est que le premier de ce qui sera une série et effectivement une recherche online permet de trouver des mentions d’une triologie.
En partant d’un monde neuf, sans lien avec l’univers de Dune, les auteurs peuvent montrer l’étendue de leur créativité sans être critiqués par les fans du père de Brian et être évalués pour leur propre mérites.
Et je dois dire que le résultat me semble des plus honorables, sans doute un peu moins complexe que la septalogie de la saga des sept soleils du seul K.J. Anderson.
En bref, une chouette lecture qui fournit ce qu’elle promet. C’est déja mieux que beaucoup d’autres livres, non ?

Note finale :

08/10

Ils en parlent aussi :

N.B. :

Challenge Summer Star Wars