Paul Kearney – Kings of Morning

Kings of MorningAuteur :
Paul Kearney

Titre :
Kings of Morning

2012, 440 pages

Cycle :

Les Machts (vol. 3)

L’histoire en bref :

Corvus est devenu le souverain incontesté des Machts, épaulé par le vétéran Rictus, légendaire mercenaire commandant des Têtes de Chiens.
Pendant ce temps dans l’Empire asurian, Kurun, un jeune esclave ambitieux est capturé alors qu’il déambulait sans autorisation dans les jardins royaux.
Devenu jouet dans les conflits entre héritiers du trône, il est castré et confié à la princesse Roshana alors même que celle-ci s’apprête à fuir le palais avec son frère Rakhsar afin d’éviter les complots de leur demi-frère Kouros, héritier du trône poussé par une mère dévorée par l’ambition.
Alors que les Machts de Corvus progressent en direction de la capitale asuriane, et que l’Empire se met sur le pied de guerre, les jeunes princes essayent de survivre loin de l’environnement protégé qu’ils ont toujours connu.
Traqués, survivant dans un univers hostile où leurs serviteurs sont leur ressource la plus précieuse, les princes sont confrontés à une réalité qui dépasse leur entendement.
Mais une rencontre fortuite changera leur destin…

L’avis d’Eumène :

Ce volume est sans doute le plus faible de la trilogie, il ne parvient pas provoquer de sentiments envers les personnages ou à réellement passionner pour son intrigue.
Tout est téléphoné d’avance, il n’y a aucune surprise, on a presque l’impression que l’auteur n’avait plus vraiment d’idées et n’a fournit à son éditeur qu’une production sans inspiration…
Pourtant il y aurais eu moyen de produire un intéressant roman avec les mêmes bases, et d’éviter les longueurs que l’on retrouve en de trop nombreux endroits du roman.
Bref une lecture assez décevante mais qui conclut bien les différents fils scénaristiques mis en place dans les ouvrages précédents.

Note finale :

6/10

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Paul Kearney – Corvus

CorvusAuteur :
Paul Kearney

Titre :
Corvus

2010, 498 pages

Cycle :

Les Machts (vol. 2)

L’histoire en bref :

Rictus, le vieux Mercenaire Macht, rentre chez lui après une longue campagne. Voilà longtemps qu’il l’attend, ce repos auprès de sa femme et de ses enfants. Il ne sait pas de quoi l’année prochaine sera faite, s’il ira combattre contre Corvus, le jeune roi descendu du nord. Il pense à la retraite.
Corvus, lui, pense à Rictus. Il connait la légende de celui qui a ramené les 10 000 mercenaires Macht encerclés au coeur de l’Empire asurian. Il connait l’histoire de celui qui a su transformer la défaite en triomphe. Il veut que le porte-fléau, détenteur de l’une des rares armures magiques dispensées aux Macht par les Dieux, soit à ses côtés pour unifier les peuples Macht.
Jeune, innovant, énergique, organisé, troublé par le secret de ses origines, Corvus espère obtenir l’aide de Corvus pour que les cités cèdent sans combats et que, lorsque la force s’avèrera nécessaire, le régiment mercenaire des Têtes de Chiens puisse être le coeur de ses forces.
D’autres, eux, ne laisseront pas Corvus s’engager ainsi auprès de celui qu’ils ne voient que comme un tyran, et ils sont prêts à tout pour convaincre le mercenaire.
Au coeur de l’horreur de la guerre, certaines exactions sont plus personelles que d’autres…

L’avis d’Eumène :

Voilà le deuxième volume d’une série qui doit être distinguée comme une des contributions les plus originales de ces dernières années. Le premier volume « 10 000 au coeur de l’Empire » était trop proche du modèle de Xénophon, mais ce volume sait mieux se détacher du modèle antique.
Avec un Corvus qui ressemble plus à Alexandre le Grand qu’à Philippe II de Macédoine, avec des batailles qui sont différentes de celles menées par ces rois et qui ne sont donc pas une nouvelle redite de batailles connues, Kearney parviens à créer un univers qui prend son envol, son autonomie. Et cela est bien.
Par ailleurs il est à noter que l’auteur a su mieux distiller la progression de ses personnages, à la fois leurs évolutions que la révélation de leur passé et de leurs ambitions, surtout en ce qui concerne Corvus.
Si tout n’est pas forcément parfait, l’ensemble est toutefois assez bien équilibré que pour mériter une note bien supérieure à celle attribuée à son prédécesseur. Bref, lecture recommandée !

Note finale :

8/10

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Paul Kearney – 10 000 Au coeur de l’Empire

Auteur :

Paul Kearney

Titre :

10 000 Au coeur de l’Empire

2010, 495 pages

Cycle :

Les Machts (vol. 1)

L’histoire en bref :

Dans les montagnes du Harukush vivent une peuplade guerrière appelée du nom de Macht. Pour les peuples voisins, leurs exploits militaires sont légendaires. Pour eux, l’horreur de la guerre est le quotidien. De toutes leurs villes celle d’Isca est la plus renommée pour ses guerriers, et la plus crainte pour ses ambitions belliqueuses.

Dans l’Empire Asurian situé par delà les mers, un prince veut détrônner son frère. Pour ce faire il a décidé de recruter une armée de ces Machts, plus de dix mille d’entre eux, qu’il entraînera au coeur de l’Empire de son frère et avec lesquels il écrasera les armées de ce dernier.

Mais même les plans les mieux établis peuvent connaître des failles…

L’avis d’Eumène :

Le spécialiste de l’Antiquité que je suis ne pouvait que reconnaître l’Anabase de Xénophon derrière le pitch de ce roman et c’est avec une certaine crainte que je l’avais acquis. En effet si il me semblait tout à fait adapté au challenge SFFF et Antiquité, il me semblait également pouvoir être une belle déception.
Au terme de ma lecture je constate que ce sentiment était en partie justifié mais que certains éléments contribuent cependant à relever le niveau de ce récit qui se présente comme réaliste, sans magie, mais dans un univers où cohabitent plusieurs races dont les principales sont les humains Machts et les Khufr dont la description m’a fait initialement songé à Jar Jar Bins dans les Star Wars nouvelle génération et aux portraits d’Akhenathon l’hérétique…

Le texte se focalise sur quelques personnages, leur description s’approfondissant au fur et à mesure du récit (du moins pour ceux qui survivent…), tandis qu’ils sont recrutés, qu’ils s’entraînent, parcourent le long chemin qui les sépare du coeur de l’Empire et celui qui les ramènera chez eux.

Version simplifiée de Xénophon, version « 300isée » aussi, avec des portraits extrêmement graphiques et stéréotypés, des descriptions de bataille assez spectaculaires, et un constant balancement entre les héroïques Machts, même ceux ne combattant pas dans les rangs des 10 000, et les Khufr décadents, traîtres, mous, cruels, esclavagistes,…

Bref les mêmes stéréotypes que dans 300 en fait, mais peut-être un peu moins exacerbés. Et puis ici figurent également des « bons » Khufr…

L’inspiration grecque est omniprésente, et nombre de noms sont clairement dérivés de cette langue. Néanmoins d’autres sont empruntés à d’autres cultures (« centurion ») ou même inventés de toute pièce.

Je présume que l’aspect « recherche de l’origine de l’inspiration » aura été un des éléments qui m’ont fait apprécier ce récit, tout en me perturbant également assez souvent dans la lecture (avec des réflexions telles que « centurions dans un univers grec ? Mais que diantre… ? »).

Néanmoins au final je garde une impression suffisamment positive que pour me procurer la suite si l’occasion s’en présente.

Note finale :

7/10

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