Richard Blake – The Ghosts of Athens

Auteur :

Richard Blake

Titre :

The Ghosts of Athens

2012, 438 pages

Cycle :

Aelric (vol. 5)

L’histoire en bref :

Le vieil Aelric a une fois de plus été tiré de sa retraite par les puissants. Ce détenteurs de tous les secrets de la Méditerranée de cette fin de septième siècle doit une nouvelle fois plonger dans ses souvenirs pour échapper à une menace issue des profondeurs des esprits les plus noirs de la papauté. Au coeur de ces réminiscence, une singulière rencontre ecclésiastique entre les églises d’Orient et d’Occident, rencontre organisée à Athènes par l’Empereur de Constantinople lui même. Un plan de son souverain d’alors pour discréditer son serviteur alors même qu’une armée barbare est aux portes d’une ville qui n’est plus que l’ombre d’elle même et où rodent les ombres inquiétantes de la magie noire et des dieux du passé…

L’avis d’Eumène :

Aelric,  voilà déjà la cinquième fois que je le retrouve. Après les complots de Rome, les intrigues de Constantinople, les mystères de l’Egypte et ceux de la Syrie, le voici qui nous ramène dans une autre cité de légende, mais une cité qui à son époque est plus une légende en elle même qu’un centre de civilisation… Un roman qui n’est pas sans certaines longueurs, un roman dont certains passages auraient gagnés à être édités, mais un roman aux nombreux rebondissements et où la gouaille du narrateur sait faire pardonner les erreurs de l’auteur… Une suite dans une série qui avait connu un coup de mou dans son troisième volume mais qui a su se reprendre et me faire passer un excellent moment de lecture dans un cadre où peu d’auteurs osent s’aventurer.

Note finale :

8/10

Richard Blake – The Sword of Damascus

Auteur :

Richard Blake

Titre :

The Sword of Damascus

2011, 424 pages

Cycle :

Aelric (vol. 4)

L’histoire en bref :

Aelric, ancien moine, ancien conseiller des empereurs byzantins, ancien général, vieillard de plus de 90 ans qui passe cette année 686 de notre ère à écrire ses mémoires dans le monastère britannique de Jarrow. Enfin, quand il ne converse pas avec son apprentis, le jeune Bede, ou lorsque des barbares n’assiègent pas le monastère… Et justement ces barbares semblent avoir un objectif inhabituel : moins que le pillage c’est le vieillard qui les intéresse !

Emmené de force en Afrique puis en Syrie, Aelric se retrouve face à son passé. Menacé de toute part, victime de tentatives d’attentat de la part de l’Empire et d’autres de la part de factions de la cour sarrasine, il est gardé dans une prison dorée où son fils adoptif lui enjoint de mettre au point le moyen pour les musulmans de vaincre Byzance.

Mais c’est sans compter sur la vivacité d’esprit de cet homme frêle et  incontinent, et sans compter sur son sens de l’honneur et du devoir…

L’avis d’Eumène :

C’est avec plaisir que j’ai retrouvé Aelric et ses aventures picardesque dans un monde en pleine transformation, au carrefour de l’Antiquité et du Moyen-Age. Un roman rythmé, des idées ingénieuses, des personnages riches, complexes et attachants, de l’intrigue et du rire, que du bonheur. Certes Blake n’a pas cette fois trouvé d’invention aussi brillante que le pot de chambre du Christ, il n’a pas donné d’aspect fantastique à son univers, il n’a pas non plus joué sur la splendeur des lieux traversés, mais il n’en a pas moins rédigé un excellent roman qui confirme sa place parmi les grands auteurs de romans historiques.

Note finale :

8/10

Richard Blake – The Blood of Alexandria

Auteur :

Richard Blake

Titre :

The Blood of Alexandria

2010, 501 pages

Cycle :

Aelric (vol. 3)

L’histoire en bref :

Aelric a survécu aux intrigues de Rome et au renversement de l’Empereur Phocas, devenant même un proche de l’empereur Heraclius.
Un empereur attaqué de toutes parts, devant lutter tant sur les frontières que face aux sectaires de toutes sortes qui mettent l’Empire à feu et à sang.
Un empereur qui a aussi, et surtout, besoin d’or pour financer son régime, les menaces Bulgares et Sassanide étant trop importantes.
La mise en place d’une réforme de la propriété terrienne et du système fiscal est donc essentielle et nul ne lui semble plus indiqué pour l’appliquer en Égypte qu’Aelric…
Mais le jeune homme venu des îles britanniques saura-t-il dévoiler les complots des indépendantistes, des hérétiques coptes, des Perses sassanides et des autres officiels de l’Empire ?
Rien n’est moins sur dans cette Alexandrie en proie aux passions et qui semble sur le point de basculer dans la violence…

L’avis d’Eumène :

Après Conspiraties of Rome et Terror of Constantinople, voici le troisième volume des aventures d’Aelric. Et, malheureusement, sans doute le moins bon de la série.
Pas tant pour le style, qui reste de belle qualité. Pas tant pour les descriptions et l’immersion dans le récit, qui restent un point fort des romans de Blake.
Mais en revanche l’introduction d’aspects relevant de la fantaisie, comme la découverte de reliques d’une espèce d’Atlantide monstrueuse ou d’une mystérieuse voyageuse du désert n’était pas nécessaires à mon sens.
Ceci étant, ces aspects qui m’ont moins plu doivent s’effacer devant une invention littéraire de génie qui va parcourir le récit de bout en bout et apporter avec elle rire et bonne humeur : le pot de chambre du Christ…
Au final donc une très bonne lecture !

Note finale :

8/10

Richard Blake – The terror of Constantinople

Auteur :

Richard Blake

Titre :

The Terror of Constantinople

2009, 421 pages

Cycle :

Aelric (vol. 2)

L’histoire en bref :

Le jeune Aelric, orphelin jeté sur les routes de l’exil par l’inimitié de son souverain, est devenu un acteur important des intrigues politiques de Rome en ce début de septième siècle de notre ère.
Cela ne signifie cependant pas qu’il se soit attiré la bienveillance des puissants, bien au contraire, et c’est contraint et forcé qu’il a décidé d’accepter d’exécuter une mission pour le pape, officiellement sous le couvert de copier des manuscrits antiques pour les monastères britanniques.
Constantinople est une ville assiégée et commandée par un empereur cruel et, aux dires de certains, fou : nous sommes en 610 et Phocas le tyran doit faire face à la révolte d’Heraclius dont les armées convergent de toute part vers la capitale de l’empire Byzantin.
Derrière les marbres et sous les pavés de la seconde Rome se cachent les plus sombres horreurs et Aelric aura bien difficile à survivre dans ce contexte troublé…

L’avis d’Eumène :

On retrouve avec plaisir Aelric pour ce second volume (après un Conspiraties of Rome des plus réussi), un second volume qui conserve les mêmes ressorts que le premier mais nous plonge dans un cadre différents.
D’une cité en ruine où la grandeur n’est plus qu’un souvenir lointain, nous passons au décors somptueux de la capitale d’une nation puissante qui règne sur la moitié du monde méditerranéen, une cité qui nous est ressuscitée dans toute sa gloire.
L’auteur conserve un style agréable et sans temps morts, sachant nous plonger au milieu des aventures de son héros et provoquer une véritable immersion de tous les sens au coeur de ces rues et palais antiques.
Bref une excellente lecture dans la continuité du premier roman.

Note finale :

8/10

Richard Blake – Conspiracies of Rome

Auteur :

Richard Blake

Titre :

Conspiracies of Rome

2008, 356 pages

Cycle :

Aelric (vol. 1)

L’histoire en bref :

Le début du septième siècle de notre ère. Aelric, jeune britannique d’origine noble mais dont la famille a été ruinée après le meurtre de son père, est entré dans les ordres afin de simplement pouvoir survivre. Mais ses supérieurs savent bien que l’Église seule ne pourra le protéger de ses ennemis : il faut ajouter à la robe la protection qu’offre la distance.
Éduqué et sachant lire les langues anciennes, Aelric sera donc l’émissaire de son église auprès de la papauté. Le jeune homme qui a su aider son protecteur à réaliser de faux miracles sera chargé de collecter des textes anciens et d’en faire exécuter des copies pour que les monastères de l’île ne soient pas coupés de l’héritage ancestral.
Traversant la Britania et la Gallia où des roitelets se déchirent le contrôle du territoire tout en laissant disparaître l’héritage de Rome, parcourant les routes d’Italie avec leurs brigands et leurs assassins, Aelric arrivera à Rome.
Une ville qui considère qu’ériger sur le forum une simple colonne récupérée d’un bâtiment en ruine est un acte de renouveau, une ville qui voit s’opposer le pouvoir de son évêque, le pape, et des lointains empereurs de Byzance, héritiers du pouvoir politique de l’Empire et maîtres du centre et du sud de la péninsule.
Entre les représentants de la Cure, les anciennes familles sénatoriales, les Lombards qui contrôlent le nord et les agents du cruel empereur Phocas, Aelric va devoir tracer son chemin pour à la fois mener à bien sa mission mais aussi tout simplement survivre…

L’avis d’Eumène :

Un roman sur une période inhabituelle, un hymne à la culture classique mais aussi une brillante mise en scène d’une période confuse mais riche en évènements, un personnage cynique, curieux et attachant, une vraie découverte.
On peut bien sur reprocher certains éléments, comme le caractère sans doute trop moderne du héros, mais un roman de tout premier ordre à recommander à tout amateur d’intrigues historiques tortueuses racontées dans un cadre splendidement reconstruit.
En choississant cette période l’auteur s’est aussi donné les moyens de faire évoluer son personnage en des temps intéressants, entre royaumes barbares, crises religieuses, invasion arabe, et autres guerres et coups d’états byzantins.
Une vraie belle lecture.

Note finale :

9/10