Charles Brokaw – The Temple Mount Code

Auteur :

Charles Brokaw

Titre :

The Temple Mount Code

2011, 484 pages

Cycle :

Thomas Lourd (vol. 3)

L’histoire en bref :

Thomas Lourd est un linguiste distingué mais traîne quelques éléments dans son passé qui pèsent parfois lourdement sur son quotidien. Il faut dire que la célébrité que lui as assuré la traduction d’un texte fortement érotique n’a pas joué en sa faveur dans les cercles académiques, pas plus que la découverte suivie de la perte de la légendaire Atlantide…

Cependant sa connaissance unique des mécanismes des langues font de lui l’homme de choix lorsque se pose un problème de traduction, raison pour laquelle le professeur Hu, en quête des prémices de l’écriture chinoise, l’a invité sur son chantier de fouilles.

Mais il n’est pas le seul à soliciter l’aide de l’expert et Lev Strauss, vieil ami de Lourd dont il a sauvé la vie lors d’un crash, va aussi inviter le spécialiste à se pencher sur un mystérieux texte…

Mais bien vite Lourd va être entraîné bien loin des poussiéreuses bibliothèques de recherche et l’odeur qu’il sentira ne sera pas tant celle de l’encaustique que celle de la poudre…

L’avis d’Eumène :

Je n’ai encore jamais parlé ici des romans de Brokaw ou de son héros, nouvel Indiana Jones mâtiné d’une dose de 007. Le premier roman était moyen, le second déjà meilleur, ce troisième volume est enfin vraiment bon. On ne s’y ennuie pas et l’on trouve pas mal d’humour dans le texte.
On peut comparer cela à un David Gibbins (mais en moins « exploration des ruines ») ou à un Andy McDermott (mais en moins orienté « action »), une bonne balance et un personnage qui se bonifie avec le temps. Un bon choix pour mon voyage, même si il n’aura tenu qu’un quart de mon séjour !

Note finale :

08/10

Ils en parlent aussi :

Michael Byrnes – The Genesis Plague

Auteur :

Michael Byrnes

Titre :

The Genesis Plague

2010, 448 pages

Cycle :

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L’histoire en bref :

Lorsque l’équipe de mercenaires de Jason Yaeger a tendu une ambuscade à une colonne de djihadistes parcourant les montagnes kurdes, ses membres ne s’attendaient pas à tomber sur le bras droit de Ben Laden.
De même, ils ne s’attendaient pas à ce qu’un accident révèle une mystérieuse grotte ornée de bas-reliefs datant des premiers temps de la civilisation…
De l’autre côté du monde, à Boston pour être précis, le professeur Brooke Thompson, archéologue spécialiste des premières écritures, ne s’attendait pas en se rendant à une conférence qu’elle deviendrait la cible d’un assassin.
De chaque côté du globe s’enchainent des courses contre la montre qui pourraient bien s’avérer n’en former qu’une…

L’avis d’Eumène :

Avec ce volume je craignais de retomber sur une intrigue proche de celle d’autres auteurs comme Tom Knox (« The Marks of Cain », « The Genesis Secret », « Bible of the dead »).
Michael Byrnes avait déjà rédigé deux romans (« The Sacred Bones » et « The Sacred Blood ») de bonne facture même si leurs thèmes n’étaient en rien révolutionnaires et ce tome confirme la bonne qualité du la plume mais le grand clacissime du contenu.
Le récit fait en effet appel aux ingrédients traditionnels : une pincée de bible, un poil de désert oriental, une petite conspiration religieuse et la corruption d’élites, le tout étant bien sur démélé par un héros musclé et sans défaut apparent aidé de quelques amis au profil similaire et dont la moitié périra avant la fin de la mission.
A vrai dire ce qui est un peu surprenant c’est la présence simultanée de deux héros qui pourraient l’un comme l’autre faire l’objet d’une suite, un élément peu courant. Le choix de mettre ces héros en dehors des circuits normaux et de leur donner une plus grande lattitude que des agents gouvernementaux traditionnels est intéressant mais avait déjà été vu avec, par exemple, les derniers romans de Matthew Reilly.
On a aussi l’impression que l’auteur s’est ravisé en cours d’écriture et a laissé tombé une partie de l’intrigue, faisant basculer le récit de la catégore des thillers ésothériques à celle des romans d’aventure plus classiques.
Une lecture plaisante qui ne marquera cependant pas les esprits et ira sans doute se mélanger à tous les autres romans du même style pour former un ensemble général indistinct de « thrillers d’aventure ».

Note finale :

7/10

Andy McDermott – Empire of Gold

Auteur :

Andy McDermott

Titre :

Empire of Gold

2011, 576 pages

Cycle :

Nina Wilde and Eddie Chase (vol. 7)

L’histoire en bref :

Nina Wilde l’archéologue rouquine et son époux et garde du corps vétéran des SAS Eddie Chase ont retrouvé leur appartement New-Yorkais et les problèmes du quotidien, en ce compris les disputes qui ne cessent de troubler le couple lorsqu’ils ne sont pas en quête de quelque artéfact mystérieux.
Car, en digne héritière d’Indiana Jones et de Lara Croft, la découvreuse de l’Atlantide et de sa riche civilisation est plus souvent en quête de quelque mystérieuse relique qu’occupée à rédiger une description détaillée des couches stratigraphiques d’un site découvert lors de la pose des fondations d’un lotissement…
Sa dernière quête est née de la découverte de deux statuettes qui, réunies ensemble et touchée par une personne aux gènes spécifiques, pointent vers une direction en Amérique du Sud, terre des Incas et des Mystérieuses Citées d’Or.
Grâce à sa célébrité et à ses fonctions à l’ONU, Nina va pouvoir mener à bien ses recherches et s’envoler pour le Vénézuela où la première d’une série d’épreuves viendra faire obstacle à sa quête, une quête qui ne tardera pas à conduire le couple aux limites de ce qu’il peut supporter…

L’avis d’Eumène :

Un auteur qui publie deux pavés de plus de 500 pages par an depuis 2008, Andy McDermott est parfois présenté comme un nouveau Clive Cussler. Pour ma part je le range plutôt dans la catégorie d’un Matthew Reily ou, à la rigueur, d’un David Gibbins : l’archéologie n’est ici que le prétexte à l’aventure et les ruines antiques sont bonnes à faire sauter à coup de roquettes ou à endommager à coup de kalashnikov…
Cependant c’est fait de façon rythmée et avec pas mal d’humour, particulièrement dans les relations entre les époux Chase. Ils sont d’ailleurs les deux seuls personnages dont la personnalité est réellement fouillée, les autres n’étant guère là que comme alibis ou comme cibles pour les balles qui fusent à tout va.
Le fait que l’auteur ait choisi, contrairement à Cussler, de lier ses romans entre eux par de nombreuses références contribue également à approfondir l’univers de l’auteur et à donner envie d’en découvrir la suite.
Au final donc un roman d’honnête facture mais pas un ouvrage que l’on retiendra très longtemps…

Note finale :

7/10

David Gibbins – Crusader Gold

Auteur :

David Gibbins

Titre :

Crusader Gold

2007 , 1072 pages

Cycle :

Jack Howard vol. 2

2006, 363 pages

L’histoire en bref :

Jack Howard, archéologue sous-marin, découvreur de l’Atlantide, est de retour dans ce second récit qui va le voir traquer un trésor mythique dans le monde entier. En opération au large d’Istanbul, le spécialiste a fait une remarquable trouvaille : un drakkar datant de la période des Croisades, qui semble avoir été coulé par la chaîne protégeant autrefois le port. Immédiatement il ne peut s’empêcher de faire le lien avec l’épopée d’un groupe de vikings de la garde Varangue, réputés pour s’être enfui avec le trésor de Constantinople et une princesse de la cour. S’élançant sur les traces de ces gardiens devenus pillards, il découvre vite que le trésor est peut-être plus fantastique que tout ce qu’il pensait…
Parcourant les continents, il se rend cependant rapidement compte qu’il n’est pas le seul à mener l’enquête. Traqué à son tour, sa vie et celle des membres de son équipe menacées, Howard va devoir persévérer pour finalement découvrir au fond d’un cénote la preuve d’une vérité oubliée…

L’avis d’Eumène :

Roman d’une facture classique, s’emparant du destin inhabituel d’un homme aujourd’hui oublié pour tisser une toile d’aventures pour un héros qui n’a rien à envier à Indiana Jones. Un récit que j’ai beaucoup apprécié, mais dont la relecture serait sans doute un peu décevante tant les éléments utilisés sont conventionnels et, d’une certaine manière, attendus.  Cependant cela ne nuit pas au plaisir de la lecture, et c’est là l’important !
Note finale :

7/10

Valerio Massimo Manfredi – Ides of March

Auteur :

Valerio Massimo Manfredi

Titre :

Ides of March

2009, 278 pages

Cycle :

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L’histoire en bref :

La dernière semaine de la vie de Jules César est l’objet de ce roman : le comportement d’un homme âgé, fatigué et malade mais puissant et préparant une nouvelle campagne militaire. Le regard que portent envers lui ses proches, et les actes qu’ils entreprennent. Une course contre la montre rendu plus tragique par le fait que l’on connais déjà l’acte final de ce récit classique.

Se déroulant du 8 au 15 mars 44 av. J.C., il nous montre les derniers jours d’un César vieillissant et diminué entouré de proches qui n’osent plus se confier à lui, d’intrigues et de menaces multiples. Il nous montre aussi la course à travers l’Italie de son meilleur agent secret, porteur de graves nouvelles. Il nous montre enfin les hésitations des conjurateurs, leurs craintes et leurs doutes.

L’avis d’Eumène :

Un sujet déjà traité maintes fois tant par les anciens que par les modernes, de Plutarque et Salluste à Colleen McCullough en passant bien sur par le grand Shakespeare ou la série télévisée Rome.
Manfredi, auteur notamment de La dernière légion, est un archéologue habitué à rédiger des romans où l’action est importante, pour ne pas dire qu’elle prime souvent sur la profondeur des personnages. Souvent cela ne cause guère de problème mais ici la nature du sujet traité rend les choses quelque peu différente car ici il ne peut éviter les comparaisons.

Mainte fois narrée par d’autres, cette histoire n’innove guère que par l’ajout de la partie action, de la course contre la mort des espions de César, qui n’apporte cependant rien au récit.
Ce texte sonne creux, manque de relief, de profondeur. En essayant de raconter cette histoire Manfredi ne pouvait espérer rivaliser avec le génie de Shakespeare et le résultat apparait d’autant plus mauvais que l’on ne peut s’empêcher d’avoir l’archétype shakespearien à l’esprit tout au long de la lecture du roman. Même sans prendre en compte l’auteur britannique on ne peut que constater que la description des évènements que fait Manfredi est aussi moins évocatrice que celle faite par Colleen McCullough. On ne ressent rien pour le César de Manfredi, la lecture de son meurtre ne nous donne aucun frisson, ne génère en nous aucune émotion.
Bref une lecture décevante qui me fera me replonger avec une certaine impatience dans le recueil de nouvelles et romans consacrés à l’Atlantide que je suis actuellement occupé à lire.

Note finale :

3/10

David Gibbins – Atlantis

Auteur :

Gibbins, David

Titre :

Atlantis (en français : Atlantis)

2005, 464 pages

Cycle :

Jack Howard vol. 1

L’histoire en bref

Dans un futur proche, deux archéologues vont faire séparément des découvertes qui changeront l’histoire de l’humanité. Le premier, le professeur Hiebermeyer va découvrir sur les bandages d’une momie du Fayoum un texte extraordinaire, de la main même de Solon, le grand législateur athénien du 6éme siècle avant notre ère. Dans ce document, il nous fournit la plus ancienne version connue du mythe de l’Atlantide, qu’il rapporta en Grèce et transmit à ses disciples, dont Platon qui nous en avait livré quelques fragments…

Pendant ce temps, en Méditerranée, une équipe dirigée par Jack Howard fouille une épave minoenne, qui semble avoir coulé lors de l’éruption de Santorin. A son bord, un disque d’or rappelant étrangement le disque de Phaistos. Mais celui ci porte une inscription dans un troisième langage, inconnu jusque là. Au cœur du disque, un symbole.

Se rencontrant par hasard, les deux chercheurs vont identifier ce symbole et chercher à découvrir ce qui se cache derrière, affrontant de nombreux dangers avant de récolter le fruit de leur obstination…

L’avis d’Eumène :

Rédigé par un archéologue, ce roman mêle les caractéristiques d’un Indiana Jones avec celles d’un James Bond, le tout sur fond de mythe classiques. Nerveux, dense, le roman fait passer un bon moment au lecteur même si les invraisemblances du scénario sont relativement nombreuses et que l’auteur se laisse parfois emporter un peu trop loin par son imagination.

Note finale :

7/10