Valerio Massimo Manfredi – The Lost Army

Auteur :

Valerio Massimo Manfredi

Titre :

The Lost Army

2008, 416 pages

Cycle :

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L’histoire en bref :

Nous suivons les pas de ces quelques 10 000 mercenaires grecs recrutés par Cyrus, frère du roi des rois, maître de l’Empire Perse, pour renverser son suzerain.
Victorieux sur le champs de bataille de Cunaxa mais perdant leur maître au cours du combat, ces hommes traversèrent tout l’Irak, la Syrie, l’Azerbaïdjan, l’Arménie et l’est de la Turquie avant de retrouver des terres grecques.
Des mois de souffrance face aux éléments et aux forces ennemies qui les assaillirent sans discontinuer.

L’avis d’Eumène :

L’Anabase de Xénophon est ici revisitée par Valerio Massimo Manfredi. Une Anabase vue au travers des yeux d’une femme, point de vue rare dans les romans historiques sur l’antiquité (quoique déjà vu dans des romans comme « The last Amazon » de Steven Pressfield).
Manfredi est un spécialiste de Xénophon et de l’Anabase, ayant même parcouru à pied une partie du trajet de l’armée dans le cadre de recherches archéologiques, et cela se sent dans ses descriptions.
Le roman est bon, même si parfois trop près du texte original de Xénophon, notre principale source sur ce périple mais aussi un acteur majeur de cette aventure et le héros de ce livre.
Au final donc une lecture honnête mais sans surprises réelles et n’ayant pas le souffle épique que peut prendre parfois « 10000 au coeur de l’Empire », version Fantasy du même récit.

Note finale :

07/10

Ils en parlent aussi :

Valerio Massimo Manfredi – The Ancient Curse

Auteur :

Valerio Massimo Manfredi

Titre :

The Ancient Curse

2010, 400 pages

Cycle :

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L’histoire en bref :

Lorsque Fabrizio Castellani est arrivé au musée de Voltera pour étudier une statuette étrusque, il ne s’imaginait pas qu’il serait bientôt plongé au cœur d’une enquête aux relents surnaturels et l’auteur de découvertes archéologiques exceptionnelles. Harcelé au téléphone par une voix mystérieuse, il se voit confier de manière impromptue une fouille archéologique d’urgence par un surintendant au comportement étrange et secret que même la découverte de la preuve d’un abominable rituel antique ne semble pas perturber.
Le jeune archéologue, qui espérait trouver dans le travail un palliatif pour sa vie affective en lambeaux, se retrouve bientôt traqué par une bête mystérieuse tandis que progressivement surgit des brumes du temps une antique malédiction.
Mais toute chose possède une explication rationnelle, n’est-ce pas ?

L’avis d’Eumène :

Le précédent roman de Manfredi, Ides of March, avait été une grande déception. Bâclé, il était loin de ce que l’on était en droit d’attendre de cet auteur à la  carrière pourtant longue et fructueuse. Heureusement ce roman-ci viens relever la barre et faire oublier la piètre qualité du précédent en nous plongeant dans une atmosphère Toscane fort réussie, créant une ambiance de mystère et d’angoisse, ajoutant une pointe de fantastique qui parvient à augmenter l’intérêt du lecteur pour cette enquête hors norme. Si sa publication en anglais (langue que je lis plus couramment que l’italien) date de 2010, il fut en réalité publié en 2001, 7 ans avant Ides of March.
Un très chouette roman qui permettra aussi à ceux qui ne la connaissent pas d’avoir un premier contact avec la civilisation étrusque et ses merveilles.

Note finale :

8/10

Valerio Massimo Manfredi – Ides of March

Auteur :

Valerio Massimo Manfredi

Titre :

Ides of March

2009, 278 pages

Cycle :

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L’histoire en bref :

La dernière semaine de la vie de Jules César est l’objet de ce roman : le comportement d’un homme âgé, fatigué et malade mais puissant et préparant une nouvelle campagne militaire. Le regard que portent envers lui ses proches, et les actes qu’ils entreprennent. Une course contre la montre rendu plus tragique par le fait que l’on connais déjà l’acte final de ce récit classique.

Se déroulant du 8 au 15 mars 44 av. J.C., il nous montre les derniers jours d’un César vieillissant et diminué entouré de proches qui n’osent plus se confier à lui, d’intrigues et de menaces multiples. Il nous montre aussi la course à travers l’Italie de son meilleur agent secret, porteur de graves nouvelles. Il nous montre enfin les hésitations des conjurateurs, leurs craintes et leurs doutes.

L’avis d’Eumène :

Un sujet déjà traité maintes fois tant par les anciens que par les modernes, de Plutarque et Salluste à Colleen McCullough en passant bien sur par le grand Shakespeare ou la série télévisée Rome.
Manfredi, auteur notamment de La dernière légion, est un archéologue habitué à rédiger des romans où l’action est importante, pour ne pas dire qu’elle prime souvent sur la profondeur des personnages. Souvent cela ne cause guère de problème mais ici la nature du sujet traité rend les choses quelque peu différente car ici il ne peut éviter les comparaisons.

Mainte fois narrée par d’autres, cette histoire n’innove guère que par l’ajout de la partie action, de la course contre la mort des espions de César, qui n’apporte cependant rien au récit.
Ce texte sonne creux, manque de relief, de profondeur. En essayant de raconter cette histoire Manfredi ne pouvait espérer rivaliser avec le génie de Shakespeare et le résultat apparait d’autant plus mauvais que l’on ne peut s’empêcher d’avoir l’archétype shakespearien à l’esprit tout au long de la lecture du roman. Même sans prendre en compte l’auteur britannique on ne peut que constater que la description des évènements que fait Manfredi est aussi moins évocatrice que celle faite par Colleen McCullough. On ne ressent rien pour le César de Manfredi, la lecture de son meurtre ne nous donne aucun frisson, ne génère en nous aucune émotion.
Bref une lecture décevante qui me fera me replonger avec une certaine impatience dans le recueil de nouvelles et romans consacrés à l’Atlantide que je suis actuellement occupé à lire.

Note finale :

3/10